Boite critiques

 

Inside the Flesh hotel (Beechwood)

note: 4A découvrir Julie, bibliothécaire - 17 janvier 2019

Les trois new-yorkais de Beechwood nous livrent un excellent album de rock, nourri de multiples influences, notamment des années 60. Le premier titre « Flesh hotel » donne le ton avec sa mélodie efficace et son rythme entraînant. Suivent plusieurs morceaux qui restent en tête : comme les très pop « Amy » et « Up and down » ; ou encore l’excellent instrumental aux accents « stoogiens » « Nero ». Pour clôturer l’album, on a la surprise d’entendre un morceau acoustique aux allures de titre country, qui sonne comme une ballade. Si les trois américains semblent partir dans tous les sens, les quatorze titres raviront les amateurs de rock.…

Sergent papa (Marc Citti)

note: 4Un roman plein de charme Guy, bibliothécaire - 17 janvier 2019

Mathieu Scarifi, comédien décrépit est le héros de ce premier roman de Marc Citti. On découvre au fil du récit que Mathieu a abandonné son fils Antoine très tôt, non pas pour voyager mais parce qu’il ne se sentait pas capable de l’éduquer correctement. Antoine a donc grandi sans père mais avec la collection de ses disques qui l’ont sans doute conduit à devenir musicien. Aujourd’hui il est devenu un prodige de la scène rock avec son groupe les « extradés » et son père assiste à cette ascension en silence. Marc Citti connait parfaitement le monde du cinéma, du théâtre et de la musique puisqu’il est issu de ce milieu. Son récit est très crédible, peut-être même un peu autobiographique ? Il manie merveilleusement bien la langue française et sait nous émouvoir, notamment à la fin du livre avec la lettre qu’il écrit à son fils.
Voici donc un roman plein de charme que je vous invite à découvrir.

Modèle vivant (Joann Sfar)

note: 1Une chronique souvent drôle et parfois grinçante Guy, bibliothécaire - 17 janvier 2019

Dans un style très libre, féroce et pertinent Joann Sfar s’interroge sur l’époque dans laquelle nous vivons à partir des revendications féministes. Il utilise son expérience de professeur d’arts plastiques pour dépeindre la réalité d’une société qui est de plus en plus procédurière. La création artistique qu’il s’agisse de la peinture ou de la littérature est soumise à une censure qui va finir par l’étouffer.
Cette chronique alimentée par sa propre expérience est souvent drôle parfois grinçante.
Il s’agit de mon point de vue plus d’un essai que d’un roman.

Ca raconte Sarah (Pauline Delabroy-Allard)

note: 5Une ode à la jouissance des sens et du cœur. Lila, bibliothécaire - 17 janvier 2019

Professeur de lycée, la narratrice élève seule sa petite fille depuis que le père l’a brusquement quittée. Un 31 décembre, au cours d’un réveillon, débarque une violoniste prénommée Sarah, à la beauté étrange. Une vraie tornade, toute en exubérance et en excès. Ça raconte Sarah décrit les tumultes d’une folle passion amoureuse entre deux femmes. C'est l'histoire d'un coup de foudre, d'une passion. Un tourbillon d’émotions, de mots et de fureur, fureur de mourir et fureur de vivre.
Une plume délicate et virevoltante, un vrai bijou, un moment de grâce. Par son style, son écriture et sa sensibilité,l'auteure réussit à nous transporter dans ce que vit la narratrice. Plongez-y, c’est étourdissant.

My absolute darling (Gabriel Tallent)

note: 5Un roman coup de poing qui ne ménage pas le lecteur Lila, bibliothécaire - 17 janvier 2019

Turtle, jeune adolescente de 14 ans vit avec son père abusif, philosophe, violent, aimant, dans une maison vétuste isolée sur la côte nord de la Californie. Si elle a du mal à s’exprimer, elle sait manier les armes à feu comme personne. Si elle ne sait pas s’intégrer socialement, elle sait survivre dans une forêt hostile. Mais le danger vient-il forcément de l’extérieur ?
Ce roman est dur, violent, beau mais pas glauque ! Il m’arrive souvent de penser à la jeune Turtle, qui est un des personnages les plus forts que j'ai pu rencontrer dans un roman. Et il est fort probable qu’elle vous hantera longtemps.

Transparente (Érik Poulet-Reney)

note: 4Une bonne lecture Maryjo, bibliothécaire - 17 janvier 2019

Ce roman est une jolie surprise. L'auteur aborde souvent le thème des secrets de famille et cette histoire atypique ne déroge pas à la règle. De belles références littéraires et une écriture fluide et précise donnent au lecteur du plaisir à lire cette histoire. Il y a un ou deux passages que je trouve maladroits et même si la fin ne m'a pas surprise, j'ai eu beaucoup de plaisir à lire ce roman.

Incendies (Azabal Lubna)

note: 5Extraordinaire ! CATHERINE - 11 janvier 2019

Malgré sa violence terrible, je crois que c'est un des films les plus aboutis que j'ai pu voir sur le genre humain. Le message est clair : la violence engendre la violence, quelle qu'en soit la raison. Juger et préjuger de ce qu'on ignore ou ne comprend pas, c'est tomber dans le piège.
Le film boucle la boucle, implacable... mais on ne parvient à haïr personne... Tous les personnages sont pris dans des enjeux qui les dépassent.
Pour moi : un très grand film !!!

Silo n° 3
Générations (Hugh Howey)

note: 1Noirceur et rédemption VINCENT - 10 janvier 2019

Silo « Hugh Howey », Après Silo, Silo Origine, Silo génération clôt l’histoire des survivants des sinistres Silo. Le dernier opus de la trilogie révèle les derniers mystères qui voilent les habitants des Silo et aussi une partie de leurs histoire. Les personnages forts et attachants ( souvent des femmes) révélés au cours des ouvrages précédents, prennent de plus en plus d’épaisseur et aussi leurs destinée en main, tandis que des personnages secondaires ( souvent difficile à identifier) peinent à se faire une place au soleil dans l’esprit du lecteur. La violence gratuite est de mise, la sensation d’oppression, est permanente jusqu’à la libération finale.

Malaterre (Pierre-Henry Gomont)

note: 5Autobiographie Pierre-Jean - 9 janvier 2019

Gabriel Lesaffre est un coureur de jupon, alcoolique et roi de l’embrouille. Il tombe amoureux d’une lointaine cousine, se marie, font 3 enfants. Très vite ses vieux démons ressurgissent, il plaque tout et part en Afrique reprendre une affaire familiale. Il revient au bout de quelques années et exige la garde de ses enfants (les 2 plus grands). Ceux-ci sous l’influence de leur père acceptent de le suivre en Afrique. S’en suit une vie faite de liberté mais aussi d’absence d’autorité parentale et de déracinement.
Pierre-Henri Gomont nous offre un récit autobiographique, à hauteur d’enfant. Avec le personnage central du père incapable de donner de l’amour qu’il n’a jamais lui-même reçu, ne pouvant se sortir de ses coups foireux et de l’alcool. La psychologie des personnages est complexe, le dessin est époustouflant, avec des couleurs qui nous plongent dans la moiteur de l’Afrique équatoriale.

Perico n° 1
Perico, 1 (Régis Hautière)

note: 4La mort aux trousses PIERRE-JEAN - 9 janvier 2019

Cuba à l’époque de Battista. Joaquin est serveur au Sans-souci, bar tenu par le chef de la pègre, Santo Trafficante. Il y rencontre Livia magnifique chanteuse qui rêve d’Hollywood. Le frère de Joaquin combat au côté de Castro, traqué il remet à Joaquin une mallette pleine de billets…
Un polar brillant, où le petit serveur tente sa chance face aux tueurs professionnels. Le dessin et la couleur nous plonge dans cette époque, faites de vieilles voitures américaines et de costards impeccables.
Une histoire en 2 tomes.

Carbone (Olivier Marchal)

note: 4Sombre polar à la française SYLVIE, bibliothécaire - 8 janvier 2019

Antoine Roca est au bord de la faillite et va déposer le bilan de son entreprise. Cet homme ordinaire, méprisé par son beau-père et bientôt par sa femme va monter une arnaque à l’aide de deux jeunes truands. Mais bientôt rattrapé par le grand banditisme il va devoir affronter les trahisons et les règlements de comptes. On retrouve là les grands thèmes des polars cultes américains comme Casino ou le loup de Wall Street : la gloire, le pouvoir et l’argent, puis le meurtre, la solitude et la déchéance. Carbone est un polar très réussi qui tient en haleine, crescendo, jusqu’à l’apothéose finale. Il est porté par une brochette d’excellents acteurs.

Marianne Faithfull (Marianne Faithfull)

note: 4Irradiant SYLVIE, bibliothécaire - 8 janvier 2019

Construit à partir d’images d’archives et d’entretiens récents, ce film, sur la vie et l’œuvre de Marianne Faithfull est à son image : il sonne juste. Cette femme, née en 1946, propulsée sur le devant de la scène dès l’âge de 17 ans, mariée et mère peu après puis rapidement divorcé, aura eu une vie aventureuse (elle a vécu 4 ans avec Mick Jagger) mais torturée. Elle a connu de nombreuses périodes accrochée à l’héroïne, jouant avec le feu de la vie et de la mort, mais renaissant toujours de ses cendres. Et même aujourd’hui, à plus de 70 ans, sa vitalité et l’énergie qu’elle met dans sa musique et son chant force le respect. Marianne Faithfull, même si elle est moins rebelle aujourd’hui, n’a rien perdue de son exigence avec elle-même, de son talent et de sa voix si évocatrice.

Le Poirier sauvage (Fecht Özay)

note: 5le poirier sauvage PASCALE - 3 janvier 2019

J'ai été captivée par ce film immense, d'une grande beauté. C'est comme une vaste enquête sur le sens, l'autre, soi, la nature, et l'humain

Didier, la 5e roue du tracteur (Pascal Rabaté)

note: 5BD revigorante SYLVIE, bibliothécaire - 1 janvier 2019

Soizic et Didier sont frère et sœur et dirigent une exploitation agricole en Bretagne. Ils recueillent Leur voisin Régis qui vient de perdre sa ferme, vendue aux enchères la veille. Didier est un doux rêveur mais peu efficace au niveau de l’élevage mais surtout, il est bien seul et reste un cœur à conquérir. Soizic et Régis vont se lancer à la recherche de l’âme sœur. Voici une bande-dessinée fine et drôle malgré un réalisme plutôt décapant. Un vrai plaisir qu’on aurait tort d’ignorer !

Le coeur blanc (Catherine Poulain)

note: 5Puissant SYLVIE, bibliothécaire - 29 décembre 2018

Nous sommes dans les années 90, dans une campagne française agricole, parmi les saisonniers. Toute une faune bigarrée qui louent ses bras pour une bouchée de pain. Des étrangers bien souvent et puis des français, échoués là, farouches défenseurs de la liberté que leur offre ce travail, nomade, en pleine nature, avec un patron qui ne le reste qu’un jour ou une semaine. Mais la contrepartie, c’est ce corps à corps avec le labeur éreintant, dans l’intense et accablante chaleur ou le froid mordant quand vient l’hiver. Et puis après le travail, la solitude guette et tous se retrouvent au café. On y dépense l’argent gagné durement la journée et on s’abrutit d’alcool, chaque soir. Rosalindre et Mouna sont deux jeunes femmes, libres et sans attache, elles aussi se déplacent là où le travail se présente. Et pourtant, elles cherchent, elles poursuivent leur quête malgré ou grâce aux fêlures passées et au désir exigeant de se confronter à la brutalité et à la violence des corps et de ne fuir aucune réalité. Voici un roman qui secoue, bien encore après avoir tourné la dernière page, par son souffle dramatique, ses personnages, grandioses et à la fois déchus et surtout, par son âpre puissance vitale.

Landfall (Laurie Anderson)

note: 4Poésie climatique Bastien, discothécaire - 29 décembre 2018

Aidée d’un logiciel générant des textes à partir de notes de musiques, la voix hypnotique de cette avant-gardiste des années 80 déclame une mystérieuse poésie inspirée du cyclone Sandy qui provoqua de lourds dégâts en 2012. Le Kronos Quartet laisse pleuvoir ses cordes sur cet album qui s’écoute bien à l’abri, en contemplant l’orage.

The loneliest girl (Princess Chelsea)

note: 4Kiwi pop Bastien, discothécaire - 29 décembre 2018

Vous avez peut-être déjà entendu cette princesse en duo avec Jonathan Bree sur le tube "Just a cigarette" ou au sein du groupe The Brunettes. En solo, elle distille toujours un pop sucrée, espiègle et faussement naïve.

Mary Shelley (Sturridge Tom)

note: 4Mary Shelley CATHERINE - 25 décembre 2018

Une biographie qui permet de mieux comprendre la genèse de Frankenstein. Très beau, tragique, bien interprété.

Tenir jusqu'à l'aube (Carole Fives)

note: 4L'ambivalence des sentiments Guy, bibliothécaire - 19 décembre 2018

Ce roman écrit à la troisième personne décrit froidement le quotidien d’une jeune femme célibataire qui s'occupe seule de son fils de deux ans. Le père n’a pas donné de signe de vie depuis longtemps et ne paye pas de pension. Nous ne connaissons pas le prénom de la mère ni de l’enfant. Nous assistons à l’aliénation de cette mère dépassée par son fils qui du matin au soir doit s’occuper de lui. Sans famille à proximité, sans crèche et n’ayant pas l’argent pour payer une baby-sitter, elle doit assumer seule la garde et l’éducation de son enfant. Ses rares moments de liberté, elle les passe à regarder les forums sur Internet concernant les mères célibataires. Mais son plus grand plaisir est de fuguer certaines nuits lorsque l’enfant dort enfin. Elle s’éloigne de plus en plus de son domicile pour retrouver un semblant de liberté et de légèreté. Ne risque-t-elle pas un jour de ne pas rentrer ?
Un roman social qui décrit sans concession l’univers étriqué et sans espoir de certaines mères célibataires.

Les fureurs invisibles du coeur (John Boyne)

note: 5Tellement romanesque Lila, bibliothécaire - 19 décembre 2018

Dès les premières pages, j’ai su que j’allais aimer ce roman.John Boyne tisse une épopée extravagante, sombre et merveilleuse qu'on ne peut pas lâcher. L’histoire de plusieurs générations qui gravitent autour de notre héros dans une Irlande puritaine gouverné par l’Église face au reste d'un monde en plein renouvellement.
Une merveille. Ne laisser pas passer ce roman sans le lire. Ce livre me poursuivra toujours tant il m’a touchée et éblouie.

Serena (Anne-Caroline Pandolfo)

note: 5Une femme implacable Lila, bibliothécaire - 19 décembre 2018

Dans les années 1930 aux Etats-Unis, la prise de pouvoir sanglante d’une femme au sein d’une entreprise devient le symbole du capitalisme sauvage.
Une fascinante héroïne cruelle et impitoyable, liée à la vie et à la mort à son mari.
Une belle réussite que ce portrait d'une femme implacable, et de la fascination morbide qu'elle exerce sur son entourage.

Good wife (The) - Saison 7 (Michelle King)

note: 5Addictif Lila, bibliothécaire - 19 décembre 2018

The Good Wife réussit quelque chose de rare : allier intrigues bouclées et intrigues feuilletonnantes avec efficacité et subtilité. C’est une série intelligente, soignée, très en prise avec l'actualité, incroyablement bien jouée. Enfin, c’est une série profondément féministe. Les personnages d’Alicia, de Diane et de Kalinda sont autant de femmes de pouvoir et autant de facettes de la féminité.
The Good Wife aurait simplement pu être une très belle série. Elle ne l’est pas. Elle est beaucoup plus que cela intrigues, jeu des comédiens, crédibilité des personnages, découverte du monde judiciaire américain. Intéressant, distrayant... Une réussite !

Joe Strummer 001 (Joe Strummer)

note: 5Raretés et titres inédits... Julie, bibliothécaire - 14 décembre 2018

L’emblématique chanteur de punk nous quittait il y a 16 ans. Cette anthologie, composée d’inédits retrouvés chez lui, de démos et de bandes originales (« Trash city »), nous permet de découvrir une autre facette de l’artiste : celle d’avant et après The Clash. On le retrouve donc avec son premier groupe The 101ers, à travers le titre rockabilly « Letsgetabitarockin’ » ; ou encore avec son dernier groupe The Mescaleros, avec l’excellente « Yalla Yalla ». Parmi les raretés : la très belle « Redemption song » enregistrée avec Johnny Cash, mais aussi la déchirante « Burning lights »… Ce double album est un vrai petit trésor, qui nous permet de redécouvrir le timbre si particulier de Joe Strummer… A découvrir absolument !

Encore (Anderson Anderson East)

note: 5Soul, blues rock, gospel ... Julie, bibliothécaire - 14 décembre 2018

Venu de Nashville, Anderson East propose une musique mêlant diverses influences telles que le blues rock, la soul et même le gospel. Son atout : une superbe voix, taillée pour ces styles musicaux. L’album regorge de pépites comme les sublimes ballades « King for a day », « If you keep leaving me » ; ou encore des chansons plus entraînantes comme « Girlfriend » et « Sorry you’re sick » où le gospel prend le dessus. Autre morceau à écouter absolument : l’excellent « All on my mind », résultat d’une collaboration avec Ed Sheeran. En bref, une voix sublime, une orchestration riche composée de cuivres, de cordes, … Un album à écouter de toute urgence !

Sentinelle de la pluie (Tatiana de Rosnay)

note: 5Assez captivant MARYSE - 12 décembre 2018

Il y a la crue de la Seine (malheureusement pas improbable) et puis les histoires de famille plus ou moins cachées et tout ça fait un roman bien écrit et qui vous tient en haleine ! Vraiment bien et encore plus quand on est parisienne du 15è et qu'on vit maintenant dans la Drôme : les 2 sites du roman !

Crossborder Blues (Harrison Kennedy)

note: 5Un grand coup de cœur pour ce disque de blues « Sans frontières » ! STEPHANIE, discothécaire - 6 décembre 2018

CrossBorder Blues c’est la rencontre de 3 grands musiciens. Harrisson Kennedy, Jean-Jacques Milteau et Vincent Segal proposent une musique blues des plus réjouissantes avec de nouvelles compositions et des reprises de qualité (« What’s goind on », « Georgia on my mind », « Imagine »). La reprise du titre de John Lennon « Imagine » est une très belle réussite. On est séduit par ce trio original et inventif qui a eu l’idée géniale d’introduire du violoncelle dans les compositions blues. Un grand coup de cœur pour ce disque de blues « Sans frontières » !

In Nashville (Shannon Shaw)

note: 5Offrez-vous 38 minutes de plaisir ! STEPHANIE, discothécaire - 6 décembre 2018

La première chose qui interpelle c’est la voix de Shannon Shaw, une voix puissante et chaleureuse qui reste en tête et s’impose sur chaque morceau de manière très subtile. Dan Auerbach, fan de son groupe « Shannon & The Clams » l’a invité dans son studio Easy Eye Sound pour enregistrer cet album avec des musiciens qui ont notamment travaillé avec Elvis Presley et Aretha Franklin (rien que ça !). Le résultat est vraiment réussi avec des mélodies dignes des plus beaux morceaux de soul « années 60 ». Pas de morceau superflu, c’est une succession de perles avec « Bring her mirror », « Broke my own » ou « Love I can’t explain ». Offrez-vous 38 minutes de plaisir !

Good days (Jonathan Jeremiah)

note: 5Un album très enthousiasmant ! STEPHANIE, discothécaire - 6 décembre 2018

Jonathan Jeremiah est originaire du nord de Londres où il se fait remarquer dès son premier album A Solitary Man sorti en 2011. C’est un réel plaisir de découvrir cet artiste avec ce quatrième album. Le titre qui ouvre l’album « Good Day » est très prometteur et annonce une musique influencée par la soul. Plus loin « Deadweight » morceau excellentissime avec guitare et ensemble de cordes, est le titre phare de l’album et procure 7mn21 de pur bonheur ! Un peu plus loin « Foot track magic »est juste parfait et sonne très soul des années 70. Ce chanteur a par ailleurs une voix de baryton qui apporte une grande intensité aux morceaux. Un album très enthousiasmant !

Amir (Tamino)

note: 5Une musique captivante et enivrante ! STEPHANIE, discothécaire - 6 décembre 2018

Originaire d’Anvers, Tamino-Amir Muharram Fouad est fils de musiciens. Son prénom a d’ailleurs été emprunté au héros de la flûte enchantée de Mozart. Et d’enchantement il sera question en évoquant la musique et la voix de ce jeune musicien. Le titre qui ouvre l’album « Habibi » (« Mon amour » en arabe) est une merveilleuse ballade romantique où la voix du chanteur nous envoûte. Plus loin « Indigo Night » est un autre trésor à découvrir. Sur certains morceaux on peut entendre une rythmique orientale (« Sum May Shine »ou « Each Time »), un peu plus d’électro sur « W.O.T.H. » mais le maître mot reste douceur et sensualité... Une musique captivante et enivrante !

L'odyssée d'Hakim n° 1 (Fabien Toulmé)

note: 5L'histoire d'un syrien vue avec simplicité et humanité Florence - 2 décembre 2018

L'histoire de Hakim syrien installé en France racontée avec simplicité. Cette BD fait du bien par son regard clair et humain. je la conseille vraiment.

Black noise 2084 (Khalab)

note: 4afro-futurisme Bastien, discothécaire - 30 novembre 2018

Black noise 2084 est un disque qui porte bien son nom car c’est effectivement de bruit noir du futur dont il s’agit ici. Mais comme le dirait Griselidis Real, le noir est une couleur. Et ce bruit du futur résonne comme une pulsation du fond des âges. Amateurs des pianos à doigts de Konono n°1 ou du jazz brûlant du groupe The Comet is coming, cet album est pour vous !
Derrière ce projet, il y a Khalab, un DJ producteur italien qui convoque une floppée d’invités inspirés : la poétesse afro-américiane Tenesha the Wordsmith, le musicien italo-burkinabé Gabin Dabiré, le joueur de kologo ghanéen Prince Buju et deux figures de la scène afrojazz londonienne : Tamar Osborn Collocutor et Shabaka Hutchings. Mais ce n’est pas tout, car Khalab est aussi connecté à ces compatriotes Clap Clap !, fabuleux duo afrofuturiste qui mélange techno primitive et collectage sonore.

The much much how how and I (Cosmo Sheldrake)

note: 4kaleidoscope Bastien, discothécaire - 30 novembre 2018

Comme beaucoup de musiciens de sa génération, Cosmo Sheldrake adore parcourir le monde en enregistrant des sons : un chien qui aboie, des gars qui empilent des planches, un vol de mouette : il mélangera tout ça pour en faire de petites symphonies qui ont le goût de l’enfance et de l’émerveillement, naïves et virtuoses à la fois. Londonien élevé par un biologiste et une prof de chant, le jeune Cosmo ira aussi trainer ses oreilles à la Nouvelle Orléans et en rapportera d’étonnantes orchestrations aux allures de fanfares à paillettes.
Un disque enchanté !

Disques Debs International, vol. 1 (Daniel Forestal Et Sa Guitare)

note: 4Guadeloupe vintage Bastien, discothécaire - 30 novembre 2018

une merveilleuse compilation de musiques antillaises enregistrées entre 1960 et 1972 par l’infatigable Henri Debs, qui édita pendant cinquante ans 200 albums de biguine, boléro, zouk ou reggae d’artistes de Martinique et de Guadeloupe. Ce disque est un ensemble de savoureuses chroniques de la vie créole des années 60, comme en témoigne cette chanson de ce professeur de lettres et de musique guadeloupéen, Daniel Forestal et sa guitare qui interprète « Ces p’tits je t’aime »

Certaines ruines (Cyril Cyril)

note: 4le feu au lac Bastien, discothécaire - 30 novembre 2018

C’est bien à deux Cyril qu’on a à faire ici. Cyril Yeterian a fait connaître sa musique au sein de Mama Rosin, groupe de rock vaudou cajun diablement efficace. Il est également patron de Bongo Joe, un des disquaires et label les plus inspirés du moment. L’autre Cyril, Cyril Bondi, explore les bordures du son avec l’insub meta orchestra et de la transe avec le génial projet La Tène qui mêle vièle à roue, harmonium et percussions. La rencontre des deux genevois se transforme en chansons psychédéliques, à la fois primitives et intemporelles, dont la poésie oscille entre collapsologie et résilience, au son du banjo, mélodéon, grosse caisse, grelos et noix tropicales.

The Colundi sequence, vol.2 (Aleksi Perala)

note: 5lumière du nord Bastien, discothécaire - 30 novembre 2018

Aleksi Perälä est un artiste finlandais basé à Londres qui compose depuis plus de 20 ans de la musique pour le label d’Aphex Twin, Rephlex records. Fasciné par les rapports qu’entretiennent le corps, l’esprit et la technologie, il met au point avec un acolyte un système d’accords micro tonals nommé colundi, s’inspirant de théories mathématiques, musicales et philosophiques. Il en résulte une musique plus hypnotique que dansante mais qui développe des rythmes asymétriques et des couleurs troublantes, pouvant évoquer des accords africains ou asiatiques.
Deuxième volume d’un projet qui en comptera 21, cet album mystico-futuriste s’écoute comme on regarderait un aurore boréale, on ne comprend pas bien comment ça marche mais on se laisse porter par la beauté magique du phénomène.

The Handmaid's tale - Saison 1 (Kate Dennis)

note: Dystopie intelligente, féministe et esthétique. Lila, bibliothécaire - 29 novembre 2018

Portée par un casting haut de gamme, la série est aussi effrayante que redoutable d’intelligence et de pertinence,
la série s’impose, en 10 épisodes, comme une œuvre incontournable et utile. Le miroir qu’elle nous tend n’est pas si déformant qu’on pourrait le croire. Une réussite percutante. Je vous recommande grandement cette série qui se place pour moi dans les meilleures du genre : forte et dérangeante.

La tête sous l'eau (Olivier Adam)

note: 5Roman juste et addictif Maryjo, bibliothécaire - 29 novembre 2018

Depuis la disparition de Léa ses parents, son frère tentent de survivre. La vie a repris son court mais rien n'est plus comme avant. Lorqu'enfin Léa est retrouvée l'équilibre de la famille est à nouveau bouleversé. Tout le monde retient son souffle, en attente des révélations que voudra bien faire Léa sur ce qui s'est passé. La peur, le traumatisme, la résilience mais aussi le rôle des médias, la société et ses déviances… sont certains des thèmes abordés dans ce roman.

Après un début un peu timide, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman, très bien écrit. La plume d'O. Adam est fluide et il a très bien su dépeindre certains travers de notre société, devenue à la fois voyeuse et inhumaine. Aucune concession et pourtant nulle impudeur dans ce récit. Un roman juste et addictif.

Le coeur converti (Stefan Hertmans)

note: 5Roman passionnant Nathalie bibliothécaire - 29 novembre 2018

Vigdis est la fille d’un riche seigneur normand. Elle est naturellement promise à un autre seigneur. Mais lors de l’une de ses promenades, elle croise le regard d’un jeune homme, David, un étudiant juif. Leur union est impossible car Vigdis est catholique. Pour s’aimer, ils n’ont d’autres choix que de s’enfuir. Leur périple à travers les routes les mèneront jusqu’à Narbonne puis dans un petit village, Monieux. Nulle part en Europe, les Juifs ne sont en sécurité. C’est le temps de pogroms, on reproche aux juifs d’apporter le malheur. Monieux n’échappera pas à la règle. Vigdis, devenue Hamoutal reprendra la route seule à la recherche de ses enfants. Ses pas la mèneront jusqu’au Caire. C’est dans cette ville, que l’auteur va découvrir l’existence de cette femme et c’est son histoire que vous allez découvrir.
Roman passionnant où le lecteur chemine sur les pas d’une femme dans une époque dangereuse mais où l’Histoire prend forme.

Avec toutes mes sympathies (Olivia de Lamberterie)

note: 5Magnifique hymne à l’amour fraternel. Guy, bibliothécaire - 29 novembre 2018

L’auteure critique littéraire dans la revue Elle est passée de l’autre côté du miroir parce qu’à la suite du suicide de son frère en 2015, elle a éprouvé le besoin d’écrire sur lui. Elle a voulu continuer à le faire vivre en invoquant son souvenir. Elle a voulu dire le grand malheur de l’avoir perdu et la joie de l’avoir eu pour frère. Il ne s’agit pas d’un livre triste bien au contraire, derrière les larmes, derrière la colère, il y a aussi la vie qui continue. Elle a su rendre universel un drame pourtant très personnel. Un livre intime, vibrant, à fleur de peau, très émouvant.

Magnifique hymne à l’amour fraternel.

The Cakemaker (Adler Sarah)

note: 4The cakemaker LUCIE - 28 novembre 2018

Très beau film qui prend son temps. Notre héros est fragile, quasi aphone et pour un film cela pourrait être un sacré handicap. Que nenni ! Plein de choses affleurent, des douceurs arrivent petit à petit et on sympathise avec ce talentueux pâtissier venu chercher sa vérité à Jérusalem et qui, tranquillement, va imposer la sienne qui est , elle, toute en retenue et pudeur.

Les Hommes préfèrent les blondes (Howard Hawks)

note: 5Absolument charmant ! Caro, bibliothécaire - 28 novembre 2018

Voici un film absolument délicieux, dans la plus pure tradition des comédies américaines. Marilyn y joue une ravissante idiote, Jane Russell une brune décidée ; les numéros de chants de ces deux demoiselles sont absolument fantastiques ! A voir en famille !

Un jour à New York (Stanley Donen)

note: 3Un jour de liberté Caro, bibliothécaire - 28 novembre 2018

Cette comédie de Broadway adaptée au cinéma fait passer un excellent moment avec trois histoires en une car les 3 marins vont chacun passer une journée bien agréable dans la grande pomme.

Drôle de frimousse (Stanley Donen)

note: 3Pour Audrey Hepburn Caro, bibliothécaire - 28 novembre 2018

Ce n'est certainement pas la meilleure comédie musicale de tous les temps mais la frimousse d'Audrey Hepburn rend le film attachant.

Isle of dogs : bande originale du film de Wes Anderson (Alexandre Desplat)

note: 5Entre influences traditionnelles japonaises et orchestration moderne Julie, bibliothécaire - 27 novembre 2018

Quatrième collaboration entre Wes Anderson et Alexandre Desplat qui signe ici une excellente bande originale pour ce film. Le compositeur s’est inspiré de musiques japonaises pour nous plonger dans l’univers du long métrage : on retrouve ainsi beaucoup de percussions (« The Hero Pack », « Toshiro »), des carillons et des flûtes (« Six months after »). Pour accompagner les compositions originales il y a également quelques musiques de films japonais : « Les Sept Samouraïs » et « L’ange ivre », signés par Fumio Hayasaka. Entre influences traditionnelles japonaises et orchestration moderne, voici une musique originale à découvrir !

Re:Member (Olafur Arnalds)

note: 5Un album enchanteur Julie, bibliothécaire - 27 novembre 2018

Le compositeur islandais revient avec un nouvel album ainsi qu’une nouvelle technologie : un algorithme permettant de contrôler par ordinateur deux pianos. Pianos que l’on retrouve dès le premier morceau avec « Re :member », accompagnés de cordes et de nappes électroniques pour un résultat enchanteur. Les cordes sont très présentes sur l’album, notamment avec « Brot » qui nous offre un interlude toute en douceur. « Undir », plus rythmé, impressionne avec ces six minutes de boucles et de juxtapositions de mélodies. Enfin, l’album se termine en beauté par « Nyepi », où quelques notes de piano suffisent à nous émouvoir...

Cocoa sugar (Young Fathers)

note: 5Hip-hop, électro, soul... Un mélange étonnant ! Julie, bibliothécaire - 27 novembre 2018

Le trio écossais nous livre avec ce troisième album douze titres complètement originaux, qui regorgent d’arrangements surprenants. Le hip-hop se mêle à de l’électro (« Toy »), du R’n’B (« Picking you »), de la soul mais aussi du gospel comme sur le très réussi « Lord ». Un mélange étonnant et plus que réussi pour ce groupe aux inspirations multiples. Leur single « In my view » nous séduit complètement avec son rythme entraînant, et son mélange de rap/chant. Voici un album (et un groupe) qui ne laisse pas indifférent…

Joy as an act of resistance (Idles)

note: 5A découvrir absolument ! Julie, bibliothécaire - 27 novembre 2018

Idles est un groupe de (post) punk anglais dans toute sa splendeur : dès les premières notes la tension monte (« Colossus »), les guitares et la batterie se déchaînent et Joe Talbot, le chanteur déverse toute son énergie et sa rage. Le groupe nous propose d’excellents titres punk comme « Danny Nedelko » et son refrain enjoué, mais aussi des morceaux revendicateurs et engagés comme sur « Samaritans » où l’on peut entendre « I am a real Boy, Boy, and I cry (...) I kissed a boy and I liked it ». Le groupe change de ton sur une piste et pas n’importe laquelle : « June », écrite par le chanteur en hommage à sa fille disparue, qui est une chanson déchirante et d’une grande sensibilité…

Avant toi (Thea Sharrock)

note: 5Avant toi de Jojo Moyes PAULINE - 26 novembre 2018

Un très bon livre plein de sensations et d'émotions. Des personnages très attachants qui nous emporte dans l'histoire. J'ai adoré.

Le grand livre de la poterie (Jacqui Atkin)

note: 4Un must Caro, bibliothécaire - 24 novembre 2018

Pour qui aurait envie de se lancer dans la poterie et tout particulièrement la vaisselle, ce livre est un indispensable qui aborde à la fois les aspects techniques, la pratique et l'artistique. On trouve plein de modèles pour chaque type d'objet et les méthodes de fabrication sont toutes détaillées. Parfait !

Manuel du faire semblant (Courir les Rues)

note: 4En fluidité ALEXANDRA - 20 novembre 2018

Léger, un joli album tout en nuances et sonorités entre pop et folk. De la sensibilité et de l'intelligence . Bel accord entre sens et mélodie , comme dans le morceau "La bétonnière" par exemple .