Les inconsolés (Minh Tran Huy)

note: 5Une héroïne entre deux mondes Nathalie bibliothécaire - 26 mai 2020

Le château d’Etambel a abrité l’une des plus belles histoires d’amour, tragique mais magnifique. Aujourd’hui, il ne reste plus grand-chose [...]

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Les inconsolés (Minh Tran Huy)

note: 5Une héroïne entre deux mondes Nathalie bibliothécaire - 26 mai 2020

Le château d’Etambel a abrité l’une des plus belles histoires d’amour, tragique mais magnifique. Aujourd’hui, il ne reste plus grand-chose de sa splendeur passée mais qu’importe.
Encore un roman d’amour direz-vous !
Pas du tout ou du moins pas comme on l’entend habituellement. Il est davantage question de connaissance et de reconnaissance de soi, de la part de soi que l’on accepte ou pas de laisser de côté lorsqu’il s’agit d’aimer. Et puis, il y a aussi les autres, les proches, ceux qui restent lorsque l’amour n’est plus ou qu’on pense ne plus être.
Quel magnifique roman que celui-ci.
C’est une belle découverte en ce temps de confinement. L’écriture est belle et le roman interroge le lecteur.

Raison et sentiments - Les adaptations de BBC (Simon Langton)

note: 5Excellent ! Caro, bibliothécaire - 26 mai 2020

Quel bonheur de pouvoir enfin voir les adaptations des livres de Jane Austen par la BBC (datant des années 90) !!
Très fidèles aux livres, avec un casting impeccable et des costumes et décors fidèles à l'époque, cette minisérie en 3 épisodes relate les difficultés pour les femmes de survivre sans un homme. Ici, une épouse et ses filles perdent un mari et la maison qui lui était rattachée. Elles survivent grâce à la bonté d'un cousin éloigné. Leur seul espoir : épouser un gentleman avec une bonne situation mais peut-on vraiment se marier uniquement par raison ?

Orgueil & Préjugés - Les adaptations de BBC (Simon Langton)

note: 5Un réel plaisir Caro, bibliothécaire - 26 mai 2020

Quel bonheur de pouvoir enfin voir les adaptations des livres de Jane Austen par la BBC (datant des années 90) !!
Très fidèles aux livres, avec un casting impeccable et des costumes et décors fidèles à l'époque, cette minisérie en 6 épisodes relate les difficiles relations entre hommes et femmes de classes sociales très différentes. Dans une société très codée et même rigide, l'inquiétude des femmes était de trouver une source de revenus ou/et de stabilité en la personne d'un mari. Quelle place pour l'amour au 18e siècle ? Il n'est pas impossible mais pourra-t-il triompher des préjugés ?

Mendiants et orgueilleux (Albert Cossery)

note: 5Génial ! Bastien, discothécaire - 20 mai 2020

Polar désinvolte dans les bas-fonds du Caire des années 50, on trouve dans ce livre merveilleux la drôlerie hallucinée d’un héritier littéraire de Dostoïevski associée au flegme d’un dandy épris d’Orient. C'est exquis !

Le jour avant le lendemain (Jørn Riel)

note: 4Rude et beau comme le grand Nord Bastien, discothécaire - 20 mai 2020

Nord-Est du Groënland, vers 1860. Une grand-mère s'apprête à mourir et décide d'aller s'isoler sur un petit îlot qui sert de séchoir à viande. Sauf que son petit-fils s'embarque avec elle et prolongera de manière intense sa vie qu'elle pensait finie. Une histoire pleine de sagesse, aux allures de conte, rude et beau comme le grand Nord.

Les faire taire (Ronan Farrow)

note: 5L'enquête sur l'affaire Weinstein Lila, bibliothécaire - 16 mai 2020

Ce livre, c’est la voix de ces femmes qui ont tout risqué pour dire la vérité. Impressionnant travail d'investigation se lisant comme un thriller. Ce livre nous invite dans les coulisses d'une enquête qui secoue notre époque.

La daronne (Hannelore Cayre)

note: 5Cinglant DEL - 15 mai 2020

Une histoire lue d'un trait avec une écriture rapide précise, un humour noir très décapant, comment tout faire pour rentrer dans la légalité après avoir vécue son enfance dans l'illégalité et finalement replonger dedans

Derniers mètres jusqu'au cimetière (Antti Tuomainen)

note: 2Petite déception Caro, bibliothécaire - 15 mai 2020

J'attendais beaucoup de ce roman qui promettait un grand suspens et beaucoup de tension. Le narrateur qui est empoisonné et condamné (on le sait dès le début) passe finalement le plus clair de son temps à essayer de sauver son entreprise et peu de temps à chercher qui l'a tué... Des évènements tragiques s'enchainent mais cela fait un peu artificiel et le tout est vraiment peu crédible.

Eltonsbrody (Edgar Mittelholzer)

note: 4Tropiques gothiques Bastien, discothécaire - 13 mai 2020

Un étonnant roman élégant et macabre, écrit dans les années 60, par un auteur de Guyane Britannique qui transpose tous les codes du roman gothique dans la luxuriante et moite île de la Barbade. Vous serez absorbé par la bizarrerie drolatique de ce livre, à lire à l’abri d’une pluie tropicale, possiblement accompagné de la musique distordue de Mike Cooper (notamment son album Tropical gothic)

Chernobyl (Johan Renck)

note: 5Magistrale Lila, bibliothécaire - 13 mai 2020

Cette série retrace de façon aussi captivante que glaçante, l’explosion d’un réacteur de la centrale nucléaire de Tchernobyl le 26 avril 1986. Plusieurs décennies plus tard, on reste confondu en constatant comme il reste difficile de prendre réellement la mesure d'une catastrophe qui, officiellement, n'a fait que 50 morts.
Série magistrale « radio addictive », menée comme un véritable thriller, mensonges d'état, espionnage, héroïsme, catastrophe, suspense…
J'ai appris énormément de choses sur le déroulement de la catastrophe !
C’est impressionnant comme on est passés pas loin d'une catastrophe beaucoup plus grave !
La vérité crue d'un moment d'histoire, de ses conséquences humaines et environnementales désastreuses.

Parasite (Joon-ho Bong)

note: 5La misère est si... belle ? drôle ? Triste ? Lila, bibliothécaire - 13 mai 2020

Dès la première scène du film, j’ai aimé cette famille. Je ne la connaissais pas encore, je ne savais pas qu’elle serait son histoire mais ce que je sais c’est que j’aime cette famille ! Et heureusement qu’un ami a insisté pour que je vois ce film sinon, je serais passé à côté de cette satire sociale jubilatoire, tragique et prenante.
Sous couvert d’un thriller retors et malin, Bong Joon-ho nous parle de la violence sociale entre classes qui a cours dans son pays envahi par le capitalisme à l’américaine.
Le scénario est parfait. Les acteurs sont parfaits. La réalisation est parfaite !
Ce film est l’occasion de découvrir un cinéma différent mais surtout audacieux et original.

L'aile des vierges (Laurence Peyrin)

note: 4Portrait, d'une femme libre Nathalie bibliothécaire - 13 mai 2020

Lorsque son mari décède, Maggie se retrouve veuve à 26 ans. Elle entre au service de la famille Lyons-Thorpe avec beaucoup de réticence, elle, petite-fille et fille de femmes de caractère, suffragettes et féministes convaincues. Elle aurait tant aimé devenir médecin. La vie au château est loin de ses principes sociaux progressistes et égalitaires. Sa détermination, sa langue bien pendue la font remarquer auprès du maître des lieux, John Lyons-Thorpe qui voit en celle jeune domestique tout ce qu’il aimerait être : libre. Une liaison passionnée nait entre eux et à cause d’une promesse qu’elle ne peut pas tenir, Maggie s’enfuit et par pour l’Amérique où un nouveau destin l’attend. Entre 2 polars, voilà une lecture bien agréable. En incorrigible sentimentale que je suis, je me suis laissée embarquer par cette héroïne même si parfois les ficelles étaient un peu grosses.
J’ai particulièrement aimé l’ambiance à la Downton abbey dans laquelle le lecteur plonge au début du roman.

Pietra viva (Léonor de Récondo)

note: 5Sublime moment littéraire Guy, bibliothécaire - 13 mai 2020

Michel-Ange, âgé de 30 ans en cette année 1505 est un sculpteur déjà reconnu pour sa Piéta. Afin d’édifier le tombeau du pape Jules II, il se rend à Carrare pour débusquer au cœur des montagnes les marbres les plus somptueux. Touché par le décès brutal de son ami Andrea, le sculpteur a tendance à se replier sur lui-même et à se consacrer uniquement à son travail. Pourtant son caractère tourmenté et solitaire va être mis à mal par les rencontres et les liens multiple qu’il va tisser au cours de son séjour qui durera 6 mois. Il va être notamment touché par Michele, un petit orphelin de mère âgé de 6 ans qui va l’aider à extirper des émotions enfouies.
C’est la force de ce roman de révéler la personnalité de Michel-Ange, ses nombreuses failles mais également son génie artistique. L’écriture est belle et poétique, elle nous transporte. Chaque mot est à sa place, les phrases sont finement ciselées.
Ce roman d’une infinie délicatesse montre à quel point l’amour et l’amitié, si on sait les accueillir, peuvent redonner confiance et faire grandir.

Rattrapage (Vincent Mondiot)

note: 4Le harcèlement, on en parle ! Maryjo, bibliothécaire - 13 mai 2020

Elle, c'est la jolie fille populaire qui se retrouve à devoir passer le rattrapage du bac car l'année n'a pas été très facile. Avec son groupe d'amis elle s'est déchaîné sur les réseaux sociaux en harcelant certains élèves de son lycée. Et particulièrement un, quel connaît pourtant depuis la maternelle mais voilà, l'effet de groupe, le besoin de se sentir appartenir à l'élite lui font oublié que ce garçon a des sentiments lui aussi, qu'il est humain et que leur harcèlement peut avoir des conséquences dramatiques.

Un livre sur le harcèlement donc, vu du point de vue du harceleur. Mais là où ça devient subtil c'est que nous n'avons pas affaire à un harceleur pur et dur, non là c'est plutôt un "suiveur", quelqu'un qui se contente de rire, de relayer éventuellement mais qui n'est pas acteur à proprement parlé mais pour autant pas si innocent non plus.

L'héroïne n'est pas très sympathique à première vue et on peut se questionner sur ses réelles motivations. Même si je ne suis pas convaincue complètement par ce roman j'ai aimé le cheminement de pensée et la fragilité de cette jeune fille.

Laughter in the end of the world (Yellow Tanabe)

note: 4A découvrir Maryjo, bibliothécaire - 13 mai 2020

Si ce manga m'a déçu c'est parce que j'aurais bien aimé lire une suite des aventure de nos héros. On est en pleine récit Fantasy avec des démons apparus après la chute du monde dans les ténèbres.
De l'action, des surprises et un beau graphisme réaliste : une histoire bien construite avec des héros attachants voilà ce que vous propose ce one shot trop court à mon goût comme je le disais plus haut.
A découvrir donc.

La confrérie des téméraires (Floriane Turmeau)

note: 5Livre génial Maëline - 12 mai 2020

C'est la rentrée pour Alix et Théo. Mais Théo se fait voler ses affaires. Avec ton aide (roman jeu), Alix et
Théo mènent l'enquête ! Rejoins vite l'aventure.

Dérapages

note: 5J'ai beaucoup aimé LAURENCE - 2 mai 2020

J'ai aimé le livre et j'ai aimé la série : un Eric Cantona excellent, des supers cadrages.
A voir

Un monde sans rivage (Hélène Gaudy)

note: 5Un roman qui a du souffle SYLVIE, bibliothécaire - 28 avril 2020

Ce roman se présente de premier abord comme un roman d’aventure, retraçant l’expédition Andrée, tentative tragique de trois suédois tentant de joindre le pôle nord en Montgolfière en 1897.
Après seulement deux jours de vol, la montgolfière fuyant de toutes parts devient inutilisable et les trois hommes partent alors à pied vers le sud.
Mais ils sont mal équipés et peu préparés à une pareille expédition. Après trois mois de marche, l’hiver polaire les oblige à s’arrêter sur un îlot déserté où ils trouvent la mort, épuisés.
On resta sans nouvelle des hommes durant de longues années, mais en 1930, on retrouve de manière fortuite les restes de l’expédition, avec le journal d’Andrée et les photos de Strindberg.
A partir de ces traces et des études qui ont suivies, l’auteur relate ces trois mois d’errance tentant d’imaginer leur quotidien et la force qui les anime. Ce roman est aussi une méditation sur la photographie qui fixe les rêves et les souvenirs. L’auteur questionne également ces aventuriers qui ont jalonné les siècles de leurs désirs impossibles mais empreints de tant de poésie. Le livre se ferme par une question sans réponse sur la fin de ces terres d’aventure : les glaces fondent et avec elles tout un territoire presque mythique. Un très beau roman qui a du souffle.

Trop belge pour toi (Munoz Gomez Pablo)

note: 55 courts métrages à la sauce moutarde enfin dans la même barquette FAURIE JEREMY - 27 avril 2020

Vous voulez vous régalez mais n'êtes pas prêt à dépenser 1 crédit même pour 15 minutes de comédie, regardez donc le film "Trop belge pour toi". 5 films tendres et drôles... et accessoirement belges.
Vous saurez tout sur comment s'intégrer dans un pays, éduquer une gosse, acheter le meilleur cadeau à une enfant (irrésistible), survivre à un nounours tueur...

Et si vos zigomatics ne sont pas encore totalement assouplis, continuez la séance ciné en regardant la liste "Drôles de courts métrages", il vous en coûtera des découvertes inoubliables.

La vie parfaite (Silvia AVALLONE)

note: 5Solaire et brillant SYLVIE, bibliothécaire - 24 avril 2020

Ce roman qui trace deux histoires parallèles qui s’approchent et s’éloignent tour à tour, a pour sujet le désir (ou non) d’enfant. Comme toujours avec Silvia Avallone, le contexte social et la réalité de tous les jours des personnages qu’elle fait évoluer sont bien présents et pèsent sur leurs actions et les sentiments qui les animent.
Même si cette fois le destin de ses « héros » du quotidien a moins de souffle que ceux de ses livres précédents (les deux ados dans « D’acier », la jeune femme en quête de gloire et l’homme pétri de désir de retour aux sources dans « Marina Belleza »), Silvia Avallone réussit toujours aussi bien à nous faire sentir la vérité des êtres, jouets de leur milieu et du destin mais toujours victorieux lorsqu’ils sont fidèles à ce qu’ils sont.
Superbe roman servi par une plume vigoureuse, un des meilleurs auteurs italiens actuels.

La vie parfaite (Silvia Avallone)

note: 5Solaire et brillant SYLVIE, bibliothécaire - 24 avril 2020

Ce roman qui trace deux histoires parallèles qui s’approchent et s’éloignent tour à tour, a pour sujet le désir (ou non) d’enfant. Comme toujours avec Silvia Avallone, le contexte social et la réalité de tous les jours des personnages qu’elle fait évoluer sont bien présents et pèsent sur leurs actions et les sentiments qui les animent.
Même si cette fois le destin de ses « héros » du quotidien a moins de souffle que ceux de ses livres précédents (les deux ados dans « D’acier », la jeune femme en quête de gloire et l’homme pétri de désir de retour aux sources dans « Marina Belleza »), Silvia Avallone réussit toujours aussi bien à nous faire sentir la vérité des êtres, jouets de leur milieu et du destin mais toujours victorieux lorsqu’ils sont fidèles à ce qu’ils sont.
Superbe roman servi par une plume vigoureuse, un des meilleurs auteurs italiens actuels.

L'île errante n° 1 (Kenji Tsuruta)

note: 4 Original Caro, bibliothécaire - 24 avril 2020

Très beaux dessins de l'auteur (comme toujours fins et précis), au service de cette histoire originale : une jeune fille, aventurière, qui part à la recherche d'une île mythique... Elle est à la merci des éléments mais persévère dans sa quête. On est curieux de la découvrir mais pour cela il faudra lire le tome 2 !

La croisière Charnwood (Robert Goddard)

note: 3Mitigée Caro, bibliothécaire - 23 avril 2020

Mon avis sur ce roman est plutôt mitigé. Le première partie m'a enthousiasmée et je l'ai dévorée en moins de deux. L'histoire se concentre alors sur deux aventuriers prêts à tout pour l'argent. C'est la suite qui m'a déconcertée car je n'ai pas adhéré à la théorie du complot inventée par l'auteur... et je me suis forçée à le finir. La seconde partie est plus lourde et trop longue ; cependant cela n'enlève rien au talent d'écriture de l'auteur.

Les huit montagnes (Paolo Cognetti)

note: 5Fort et authentique SYLVIE, bibliothécaire - 21 avril 2020

Pietro, le narrateur aujourd’hui citadin, retourne vingt ans après dans ses montagnes du Val d’Aoste où il passait de longs moments en famille lorsqu’il était enfant. Il y retrouve Bruno resté au pays, son compagnon d’enfance avec qui il partage son amour de la montagne.
Ce roman, à forte connotation autobiographique, va et vient entre aujourd’hui et l’enfance du narrateur où transpirent toujours un vibrant amour pour la montagne et l’amitié, solide entre les deux hommes.
Il se dégage de ce roman initiatique, à l’écriture simple et poétique, une impression de force, d’authenticité et de beauté. C’est une réussite, à savourer aussi pour l’aventure et la communion avec la nature dont le récit est profondément imprégné.

Les huit montagnes (Paolo Cognetti)

note: 5Fort et authentique SYLVIE, bibliothécaire - 21 avril 2020

Pietro, le narrateur aujourd’hui citadin, retourne vingt ans après dans ses montagnes du Val d’Aoste où il passait de longs moments en famille lorsqu’il était enfant. Il y retrouve Bruno resté au pays, son compagnon d’enfance avec qui il partage son amour de la montagne.
Ce roman, à forte connotation autobiographique, va et vient entre aujourd’hui et l’enfance du narrateur où transpirent toujours un vibrant amour pour la montagne et l’amitié, solide entre les deux hommes.
Il se dégage de ce roman initiatique, à l’écriture simple et poétique, une impression de force, d’authenticité et de beauté. C’est une réussite, à savourer aussi pour l’aventure et la communion avec la nature dont le récit est profondément imprégné.

Les huit montagnes (Paolo COGNETTI)

note: 5Fort et authentique SYLVIE, bibliothécaire - 21 avril 2020

Pietro, le narrateur aujourd’hui citadin, retourne vingt ans après dans ses montagnes du Val d’Aoste où il passait de longs moments en famille lorsqu’il était enfant. Il y retrouve Bruno resté au pays, son compagnon d’enfance avec qui il partage son amour de la montagne.
Ce roman, à forte connotation autobiographique, va et vient entre aujourd’hui et l’enfance du narrateur où transpirent toujours un vibrant amour pour la montagne et l’amitié, solide entre les deux hommes.
Il se dégage de ce roman initiatique, à l’écriture simple et poétique, une impression de force, d’authenticité et de beauté. C’est une réussite, à savourer aussi pour l’aventure et la communion avec la nature dont le récit est profondément imprégné.

M1 (Pierre Slinckx)

note: 4Cordes et laptop Bastien, discothécaire - 20 avril 2020

Avec un nom qui sonne comme une onomatopée, on a envie de trouver normal que Pierre Slyncks compose de la musique expérimentale. Mais il ne se contente pas d’artefacts bruitistes et compose savamment une musique qui allie ici un quatuor à cordes à ses performances électroniques. N’hésitez pas à visiter son site http://pierre.slinckx.net/, notamment pour découvrir ses collaborations avec le réalisateur de films d’animations Bruno Tondeur.

Le tombeau resplendissant (Olivier Messiaen)

note: 5harmonies mystiques de l’entre-deux guerres Bastien, discothécaire - 20 avril 2020

Composées dans les années 30, dans les jeunes années d’Olivier Messiaen, ces pièces orchestrales sont une belle introduction au langage harmonique de ce grand compositeur, à l’univers marqué par le rythme, les couleurs, l’ornithologie et la religion. Et bien sûr l’orchestre de la Tonhalle de Zürich dirigé par l’estonien Paavo Järvi est au top !

La musique m'aime (André Popp)

note: 4Easy-listening popp Bastien, discothécaire - 20 avril 2020

Connu pour l’immense succès de Piccolo saxo et compagnie, André Popp semble effectivement jouer avec tout un orchestre vivant, aux sonorités enfantines et inspirées, qui a séduit de nombreuses stars des sixties de Juliette Gréco à Marianne Faithfull, en passant par Bourvil et Astrud Gilberto. Un disque vintage transgénérationnel, qui dessine en creux le portrait d’un compositeur attachant.

Dragon voices (John Kenny)

note: 4Trompes mythiques Bastien, discothécaire - 20 avril 2020

A partir de reconstitutions archéologiques d’instruments trouvés en Ecosse, Irlande et en Corrèze, John Kenny s’est spécialisé dans le jeu des carnyx, des trompes de cuivres de deux mètres surmontées de têtes animales stylisées, utilisées sans doute pour galvaniser les guerriers celtes. Le disque dégage certes un pouvoir d’évocation historique et épique, mais il peut aussi s’écouter comme un disque de jazz d’avant-garde.

Digital kabar (Patrick Manent)

note: 4Maloya sound-system Bastien, discothécaire - 20 avril 2020

Une étonnante compilation qui parcourt 40 ans de métissage du maloya (musique de transe traditionnelle réunionaise) avec les esthétiques électroniques de la fin du 20e et du début du 21e siècle. Le maloya est bien vivant, et possiblement mutant !

Athena (Sudan Archives)

note: 4R’n’b afro-futuriste Bastien, discothécaire - 20 avril 2020

Une voix soul, des rythmiques hip-hop, des textures électroniques, des mélodies soudanaises jouées au violon, l’américaine Britney Denise Park compose une touchante et sensuelle musique urbaine que le toujours inspiré label californien Stones Throw nous fait découvrir.

My name is Yakir (Yakir Arbib)

note: 4Musique pour les yeux Bastien, discothécaire - 20 avril 2020

Ecouter la musique de ce musicien italo-israélien, c’est un peu comme aller au cinéma. Yakir Arbib ne voit pas comme la majorité des gens, et ne cache pas sa manière synesthésique de jouer du piano : standards de jazz et compositions originales ne sont que la traduction de couleurs et d’espaces.

Sending my love (Matthew Halsall)

note: 4Jazz haute-fidélité Bastien, discothécaire - 20 avril 2020

Ce jazz délicat, héritier du lyrisme transcendantal d’Alice Coltrane et du trip-hop anglais, transfigure instantanément le lieu dans lequel vous vous trouvez. Même en fermant les yeux dans une salle des fêtes en carrelage et néons, on peut s’imaginer dans un petit salon feutré, en velours et en bois, réchauffé par les sons de contrebasse, flûte, saxophones, piano et petits balais sur une caisse claire.

Totem sismic (Polifonic System)

note: 4Estrambòrd ! Bastien, discothécaire - 20 avril 2020

Quatre réjouissants vocalistes déroulent leur plus bel accent occitan au service de transes collectives ou de complaintes solitaires, digitalisées par l’inventif Henri Marquet. Issus de formations comme les Fabulous Troubadours, Cor de la Plana ou Delta Sonic, ce sound sytem vocal a de quoi transformer le plancher en dancefloor.

InBach (Arandel)

note: 4Bach to the future Bastien, discothécaire - 20 avril 2020

La musique de Jean-Sébastien Bach est jouée depuis plus de 200 ans et fascine universellement. Dans les années 60, ce répertoire se confrontait déjà à d’autres musiques : on pensera aux arrangements pour trio jazz de Jacques Loussier ou de ceux pour synthétiseur modulaire Moog par Wendy Carlos. Aujourd’hui, c’est le multi-instrumentiste lyonnais Arandel qui lui rend hommage avec un disque ambitieux et riche, aidé par l’instrumentarium fabuleux du musée de la musique de Paris et d’excellentes collaborations musicales. Ainsi vous pourrez entendre les rares sonorités d’une ondioline, d’un stroviol ou d’un clavitimbre, croiser le violoncelliste Gaspar Claus, la chanteuse Barabara Carlotti, le pianiste Wilhem Latchoumia ou encore Thomas Bloch au cristal Baschet. Entre l’émotion pop et l’admiration savante d’un patrimoine musical, Arandel configure cette multitude d’enregistrements avec poésie, respect et audace. Le livret sur la genèse du projet est éclairant et vous donnera un relief supplémentaire pour découvrir ce très beau disque.

Joker (Hildur Gudnadottir)

note: 5Musique pour un clown triste Bastien, discothécaire - 20 avril 2020

Tout le monde connait le Joker, double maléfique de Batman qui n’aura jamais été aussi ambigu que dans la peau de de Joaquin Phoenix. Mais tout le monde ne connaît peut-être pas Hildur Gudnadottir, violoncelliste islandaise qui remporta l’oscar de la meilleure bande originale en 2019. Récompensée également pour la musique de la série Tchernobyl la même année, ses collaborations vont de Throbbing Gristle à Pan Sonic en passant par David Villeneuve (en tant que musicienne pour la bande originale de First contact). Frissons garantis.

Nothing great about Britain (Slowthai)

note: 4Grime punk Bastien, discothécaire - 20 avril 2020

Contrairement à son titre, cet album prouve que s’il y a au moins une chose géniale à propos de la Grande-Bretagne, c’est bien sa vivacité musicale. On a affaire ici à un rappeur de 25 ans d’origine irlando-caribéenne dont le vivace accent de Northampton sert un flow grime-punk drôle et effronté. Essayez d’écouter le titre Doorman sans renverser votre tasse de thé !

Suite for Max Brown (Jeff Parker)

note: 5Jazz-hop luxuriant Bastien, discothécaire - 20 avril 2020

Jeff Parker est un guitariste et compositeur que vous avez peut-être déjà entendu au sein de la formation post-rock culte Tortoise. Sa musique s’aventure sur les territoires du jazz, du rock et des musiques électroniques, mais, vous l’aurez bien vite compris, on aura du mal à lui trouver une case préétablie. Membre de l’AACM (Association for the Advancement of Creative Musicians, un fascinant collectif socio-musical créé à Chicago dans les années 60), Jeff Parker compose une musique complexe pourtant immédiatement délectable, douce et luxuriante.

Pour en savoir plus sur l'AACM, plongez vous dans le rhizomatique et stimulant pavé d'Alexandre Pierrepont intutilé « La nuée »

Si oui, oui, sinon, non (Albert Marcoeur)

note: 4Quatuor dada Bastien, discothécaire - 20 avril 2020

On pourrait s’en douter, une pochette de disque illustrée par les suisses foufous Plonk et Replonk emballe une belle surprise : il s’agit ici de musiques et de textes composés par le dijonnais joueur et poète Albert Marcoeur, qui convie le virtuose quatuor Bela. Monsieur Marcoeur tape sur la table et quelques objets, raconte des histoires étranges comme le quotidien, dans un sublime paysage de cordes.

Street worms (Viagra Boys)

note: 5post-punk exutoire Bastien, discothécaire - 20 avril 2020

On n’est pas sûr que ces cinq garçons prennent (seulement) du viagra, mais leur musique est effectivement et incroyablement vitaminée (euphémisme). Mené par le chanteur Sebastian Murphy (également à l’origine de la pochette et des dessins du livret) le groupe de Stockholm fait vrombir saxophone, guitare, basse et synthé au service d’un post-punk exutoire ultra efficace

20.000 ans ou La grande histoire de la nature (Stéphane Durand)

note: 5Décoiffant ! SYLVIE, bibliothécaire - 17 avril 2020

Il ya 20 000 ans, la France est une vaste étendue de steppe glacée, un désert battu par des vents violents où rien ne pousse et rien ne vit. Depuis 80 000 ans la terre est entrée dans l’âge de glace.
L’homme, les animaux et les végétaux se sont réfugiés en Aquitaine, région protégée des vents glacials par les hauteurs des Pyrénées et du massif central. La manche n’est qu’un fleuve qui ne sépare pas encore la France de l’Angleterre. Des mammifères géants occupent l’espace. L’homme côtoie les lions, les ours de cavernes et surtout les loups. La coopération entre l’homme et le loup commence sans doute à ce moment….
Si vous êtes curieux de connaître le rôle primordial du castor, de l’esturgeon ou du saumon, si vous voulez suivre les aventures des plantes, des animaux et des hommes, plongez-vous dans 20 000 ans ou la grande histoire de la nature, une passionnante plongée dans le temps à la découverte d’une nature inattendue. Le livre fourmille d’anecdotes étonnantes, il est très facile d’accès, même pour les non-spécialistes. Un grand voyage dans la France sauvage de l’âge de glace à nos jours !

Le coeur blanc (Catherine Poulain)

note: 5Puissant SYLVIE, bibliothécaire - 16 avril 2020

Nous sommes dans les années 90, dans une campagne française agricole, parmi les saisonniers. Toute une faune bigarrée qui louent ses bras pour une bouchée de pain. Des étrangers bien souvent et puis des français, échoués là, farouches défenseurs de la liberté que leur offre ce travail, nomade, en pleine nature, avec un patron qui ne le reste qu’un jour ou une semaine. Mais la contrepartie, c’est ce corps à corps avec le labeur éreintant, dans l’intense et accablante chaleur ou le froid mordant quand vient l’hiver. Et puis après le travail, la solitude guette et tous se retrouvent au café. On y dépense l’argent gagné durement la journée et on s’abrutit d’alcool, chaque soir. Rosalindre et Mouna sont deux jeunes femmes, libres et sans attache, elles aussi se déplacent là où le travail se présente. Et pourtant, elles cherchent, elles poursuivent leur quête malgré ou grâce aux fêlures passées et au désir exigeant de se confronter à la brutalité et à la violence des corps et de ne fuir aucune réalité. Voici un roman qui secoue, bien encore après avoir tourné la dernière page, par son souffle dramatique, ses personnages, grandioses et à la fois déchus et surtout, par son âpre puissance vitale.

Antonia (Gabriella ZALAPÌ)

note: 5Court mais puissant SYLVIE, bibliothécaire - 16 avril 2020

Ce roman prend la forme d’un journal rédigé par une jeune femme vivant à Palerme dans les années soixante. Mal mariée elle s’ennuie avec un homme qui ne lui demande de n’être qu’une bonne épouse, sachant bien se comporter dans leur milieu social aisé. Suite à l’héritage de sa grand-mère, elle reçoit une malle remplie de courriers et de photos. C’est l’occasion pour elle de se pencher sur son enfance passée parmi une famille cosmopolite dont la destinée fut très perturbée par la dernière guerre. Mais c’est aussi une façon d’interroger son présent.
Des photos accompagnent le texte de ce « journal » et de l’ensemble émane à la fois un sentiment de nostalgie un peu suranné, une plongée dans le monde passé et les questionnements forts et bouleversants d’une femme en devenir.

L'Empreinte (Alexandria MARZANO-LESNEVICH)

note: 5Atypique et passionnant SYLVIE, bibliothécaire - 16 avril 2020

Entre témoignage et fiction, ce livre est tout à fait atypique et passionnant.
Jeune étudiante en droit, l’auteur se trouve au gré d’une recherche face à un homme qui confesse des violences sexuelles et le meurtre d’un jeune garçon de 6 ans. Elle qui a toujours été révoltée par la peine capitale, est profondément remuée par l’impérieux sentiment qui l’envahit alors : » je désire la mort cet homme ».
Cette ambivalence l’amène à mener l’enquête sur son propre passé et dès lors l’histoire de cet assassin et sa propre histoire se mêlent : secret de famille, poids du silence, violences faites aux enfants, héritage des générations précédentes. Ces propos, qu’elle aborde toujours d’un point de vue à la fois sensible, honnête et rationnel, ne laissent pas la place à la banale simplification.
Les êtres sont exposés, dans leur complexité, avec leur élan d’humanité et les sombres ressorts qui les animent.
Un livre à la fois évident, dense et extrêmement bien documenté sur ce fait divers qui s’est déroulé dans la Nouvelle Orléans des années 1990.

La goûteuse d'Hitler (Rosella Postorino)

note: 4Passionnant SYLVIE, bibliothécaire - 11 avril 2020

Inspiré de l’histoire véritable de Margot Wölk, ce roman nous dévoile un pan d’histoire peu traitée, celui du peuple allemand qui subissait également la violence des SS et de la gestapo.
Rosa et ses camarades sont utilisées et mises au service du dictateur, au risque d’en mourir chaque jour, mais elles mangent à leur faim. Tout embryon de refus de collaborer est réprimé avec une violence autant physique que psychologique.
Le récit révèle l’ambivalence de cette période où la peur et la détresse côtoient l’instinct de survie, la vilenie mais aussi l’entraide et l’empathie.
Il décrit les destins broyés par la dictature et le nazisme où dans les moments de désespoir, la mort parait plus douce qu’un avenir brisé. Un roman puissant qui explore l’âme humaine.

PC Trucs et Astuces n°33 : 30 novembre 2018

note: 1En réponse à Jean-Martin Kaeru - 8 avril 2020

Le dernier numéro en ligne est celui de février 2020 ; cette revue étant trimestrielle semble-t-il.
A découvrir ici : https://www.cafeyn.co/fr/publication/pc-trucs-et-astuces/21573100

The Fall - Saison 1 (Jakob Verbruggen)

note: 3Original Caro, bibliothécaire - 6 avril 2020

Cette série policière se démarque car nous suivons en parallèle un tueur en série, effrayant par son côté "Monsieur tout le monde", et l'équipe de police chargée de le coincer. Gillian Anderson incarne avec brio une femme forte, à la tête de l'équipe de police. La série se focalise sur ces 2 personnages principaux antagonistes et le suspense vient dans les progrès ou non de l'enquête - alors qu'on voit le tueur s'enfoncer de plus en plus profondément dans la violence et les mensonges... une série en 3 saisons seulement (ouf !).

Bienvenue à High Rising (Angela Thirkell)

note: 4Un bol d'air frais Caro, bibliothécaire - 6 avril 2020

Ce roman qui se passe dans les années 30 est franchement savoureux par son humour british et son histoire légère mais sensible. Le style est enlevé, les personnages attachants malgré leurs défauts ; on est dépaysé à la fois par le lieu et l'époque... ce roman est un bol d'air frais qui fait du bien !

PC Trucs et Astuces n°33 : 30 novembre 2018

note: 1Que des vieilles revues ! JEAN-MARTIN - 5 avril 2020

Offre déplorable, que de l'ancien !!!!!