Les fillettes (Clarisse Gorokhoff)

note: 5La plume est inimitable, à la fois poétique et directe Guy, bibliothécaire - 5 novembre 2019

Rebecca est une femme âgée à peine d’une trentaine d’année, depuis son enfance elle est habitée par la peur : [...]

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Critique

 

2084 (Boualem Sansal)

note: 32084 Maryjo, bibliothécaire - 26 septembre 2015

Du monde tel que nous le connaissons, il ne reste plus rien. Peu importe car plus personne ne se souvient d’avant, avant la création de l’Abistan, vaste monde créé par Abi, le délégué, selon la seule volonté de Yölah. Désormais, il n’est plus la peine de penser, de connaître, d’apprendre car Abi et Yölah pourvoient à tout. D’ailleurs, des hommes bien intentionnés veillent à ce que chacun reste dans l’ignorance. Il suffit à chaque être humain de consacrer sa vie à ses tâches et d' honorer Abi, le délégué selon la seule volonté de Yölah. Ati vient de passer 2 ans au sanatorium pour soigner sa tuberculose. Cela lui a laissé le temps de réfléchir et de se poser quelques questions sur les incohérences du système qui régit l’Abistan, d’autant que sur le chemin qui le ramène chez lui il a croisé la route d’un archéologue qui, suite à une découverte, peut remettre en question tout le système. Difficile de ne pas voir dans ce roman un écho au roman 1984 de H.G. Wells. Mais dans ce roman, la notion religieuse s’ajoute à la notion politique. Boualem Sansal dénonce avec férocité le dévoiement d’une religion par certains au service de la politique. Mais surtout l’acceptation et la crédulité qui conduisent tout un peuple à sa propre perte.