Archives des enfants perdus (Valeria Luiselli)

note: 5Une réussite ! Lila, bibliothécaire - 8 janvier 2020

Dans ces Archives des enfants perdus, Valeria Luiselli raconte : un pays, avec sa géographie, son historie, ses doutes, [...]

Nous suivre

Facebook Médiathèques Valence Romans Agglo


Facebook Médiathèques Valence


Facebook Passerelle


Facebook Flickr commons

Partager "Nous suivre" sur facebookPartager "Nous suivre" sur twitterLien permanent
AccueilCritique

Critique

 

Mudwoman (Joyce Carol Oates)

note: 5Mudwoman Lila, bibliothécaire - 16 juillet 2015

Après le décevant « L’étrange Mr Kidder », JCO est de retour. C’est avec grand plaisir que j’ai lu ce troublant, magnifique, brillant roman.
Mudwoman raconte le destin exceptionnel d’une enfant abandonnée dans un marécage, qui a été sauvée puis recueillie par des parents adoptifs… Meredith, est devenue une brillante philosophe. A la veille de la deuxième guerre en Irak, elle est nommée première Présidente femme d’une des plus prestigieuses universités des États-Unis. Elle vit seule, sans amis, avec un amant absent. Elle va payer cher son succès professionnel : La surcharge de travail et de faux-semblants sociaux que représente la direction de l’université, la tentative de suicide d’un étudiant ainsi que son statut de femme, par forcément accepté par le milieu universitaire dans lequel elle évolue, malgré les idées progressistes qui circulent. Un an après sa nomination comme présidente, Meredith vacille et perd peu à peu pied, elle ne parvient plus à faire face aux démons du passé. Elle a voulu tourner le dos à son enfance mais celle-ci s'impose dans ses pensées, dans sa vie...
J’ai aimé suivre la trajectoire hors norme de la fillette à l’adolescente et à la femme accomplie qui va peu à peu retourner à Mudwoman.
Tout au long du roman, nous naviguons entre le passé et le présent, entre Mudgirl et Mudwoman. Comment fait Joyce Carol Oates pour plonger si profondément et justement dans la noirceur des personnages ? Une plume remarquable, un récit puissant et parfois dérangeant, du grand, du très grand JCO.