Flipette & Vénère (Lucrèce Andreae)

note: 5Deux soeurs, deux vies...une excellente BD Solange, bibliothéca - 30 juin 2020

Au travers de quelques trois cent pages colorées, nous assistons à l’incursion de Clara, une photographe en devenir, dans la [...]

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Critiques rédigées par SYLVIE, bibliothécaire

 

Un monde sans rivage (Hélène Gaudy)

note: 5Un roman qui a du souffle SYLVIE, bibliothécaire - 28 avril 2020

Ce roman se présente de premier abord comme un roman d’aventure, retraçant l’expédition Andrée, tentative tragique de trois suédois tentant de joindre le pôle nord en Montgolfière en 1897.
Après seulement deux jours de vol, la montgolfière fuyant de toutes parts devient inutilisable et les trois hommes partent alors à pied vers le sud.
Mais ils sont mal équipés et peu préparés à une pareille expédition. Après trois mois de marche, l’hiver polaire les oblige à s’arrêter sur un îlot déserté où ils trouvent la mort, épuisés.
On resta sans nouvelle des hommes durant de longues années, mais en 1930, on retrouve de manière fortuite les restes de l’expédition, avec le journal d’Andrée et les photos de Strindberg.
A partir de ces traces et des études qui ont suivies, l’auteur relate ces trois mois d’errance tentant d’imaginer leur quotidien et la force qui les anime. Ce roman est aussi une méditation sur la photographie qui fixe les rêves et les souvenirs. L’auteur questionne également ces aventuriers qui ont jalonné les siècles de leurs désirs impossibles mais empreints de tant de poésie. Le livre se ferme par une question sans réponse sur la fin de ces terres d’aventure : les glaces fondent et avec elles tout un territoire presque mythique. Un très beau roman qui a du souffle.

La vie parfaite (Silvia AVALLONE)

note: 5Solaire et brillant SYLVIE, bibliothécaire - 24 avril 2020

Ce roman qui trace deux histoires parallèles qui s’approchent et s’éloignent tour à tour, a pour sujet le désir (ou non) d’enfant. Comme toujours avec Silvia Avallone, le contexte social et la réalité de tous les jours des personnages qu’elle fait évoluer sont bien présents et pèsent sur leurs actions et les sentiments qui les animent.
Même si cette fois le destin de ses « héros » du quotidien a moins de souffle que ceux de ses livres précédents (les deux ados dans « D’acier », la jeune femme en quête de gloire et l’homme pétri de désir de retour aux sources dans « Marina Belleza »), Silvia Avallone réussit toujours aussi bien à nous faire sentir la vérité des êtres, jouets de leur milieu et du destin mais toujours victorieux lorsqu’ils sont fidèles à ce qu’ils sont.
Superbe roman servi par une plume vigoureuse, un des meilleurs auteurs italiens actuels.

La vie parfaite (Silvia Avallone)

note: 5Solaire et brillant SYLVIE, bibliothécaire - 24 avril 2020

Ce roman qui trace deux histoires parallèles qui s’approchent et s’éloignent tour à tour, a pour sujet le désir (ou non) d’enfant. Comme toujours avec Silvia Avallone, le contexte social et la réalité de tous les jours des personnages qu’elle fait évoluer sont bien présents et pèsent sur leurs actions et les sentiments qui les animent.
Même si cette fois le destin de ses « héros » du quotidien a moins de souffle que ceux de ses livres précédents (les deux ados dans « D’acier », la jeune femme en quête de gloire et l’homme pétri de désir de retour aux sources dans « Marina Belleza »), Silvia Avallone réussit toujours aussi bien à nous faire sentir la vérité des êtres, jouets de leur milieu et du destin mais toujours victorieux lorsqu’ils sont fidèles à ce qu’ils sont.
Superbe roman servi par une plume vigoureuse, un des meilleurs auteurs italiens actuels.

Les huit montagnes (Paolo Cognetti)

note: 5Fort et authentique SYLVIE, bibliothécaire - 21 avril 2020

Pietro, le narrateur aujourd’hui citadin, retourne vingt ans après dans ses montagnes du Val d’Aoste où il passait de longs moments en famille lorsqu’il était enfant. Il y retrouve Bruno resté au pays, son compagnon d’enfance avec qui il partage son amour de la montagne.
Ce roman, à forte connotation autobiographique, va et vient entre aujourd’hui et l’enfance du narrateur où transpirent toujours un vibrant amour pour la montagne et l’amitié, solide entre les deux hommes.
Il se dégage de ce roman initiatique, à l’écriture simple et poétique, une impression de force, d’authenticité et de beauté. C’est une réussite, à savourer aussi pour l’aventure et la communion avec la nature dont le récit est profondément imprégné.

Les huit montagnes (Paolo Cognetti)

note: 5Fort et authentique SYLVIE, bibliothécaire - 21 avril 2020

Pietro, le narrateur aujourd’hui citadin, retourne vingt ans après dans ses montagnes du Val d’Aoste où il passait de longs moments en famille lorsqu’il était enfant. Il y retrouve Bruno resté au pays, son compagnon d’enfance avec qui il partage son amour de la montagne.
Ce roman, à forte connotation autobiographique, va et vient entre aujourd’hui et l’enfance du narrateur où transpirent toujours un vibrant amour pour la montagne et l’amitié, solide entre les deux hommes.
Il se dégage de ce roman initiatique, à l’écriture simple et poétique, une impression de force, d’authenticité et de beauté. C’est une réussite, à savourer aussi pour l’aventure et la communion avec la nature dont le récit est profondément imprégné.

Les huit montagnes (Paolo COGNETTI)

note: 5Fort et authentique SYLVIE, bibliothécaire - 21 avril 2020

Pietro, le narrateur aujourd’hui citadin, retourne vingt ans après dans ses montagnes du Val d’Aoste où il passait de longs moments en famille lorsqu’il était enfant. Il y retrouve Bruno resté au pays, son compagnon d’enfance avec qui il partage son amour de la montagne.
Ce roman, à forte connotation autobiographique, va et vient entre aujourd’hui et l’enfance du narrateur où transpirent toujours un vibrant amour pour la montagne et l’amitié, solide entre les deux hommes.
Il se dégage de ce roman initiatique, à l’écriture simple et poétique, une impression de force, d’authenticité et de beauté. C’est une réussite, à savourer aussi pour l’aventure et la communion avec la nature dont le récit est profondément imprégné.

20.000 ans ou La grande histoire de la nature (Stéphane Durand)

note: 5Décoiffant ! SYLVIE, bibliothécaire - 17 avril 2020

Il ya 20 000 ans, la France est une vaste étendue de steppe glacée, un désert battu par des vents violents où rien ne pousse et rien ne vit. Depuis 80 000 ans la terre est entrée dans l’âge de glace.
L’homme, les animaux et les végétaux se sont réfugiés en Aquitaine, région protégée des vents glacials par les hauteurs des Pyrénées et du massif central. La manche n’est qu’un fleuve qui ne sépare pas encore la France de l’Angleterre. Des mammifères géants occupent l’espace. L’homme côtoie les lions, les ours de cavernes et surtout les loups. La coopération entre l’homme et le loup commence sans doute à ce moment….
Si vous êtes curieux de connaître le rôle primordial du castor, de l’esturgeon ou du saumon, si vous voulez suivre les aventures des plantes, des animaux et des hommes, plongez-vous dans 20 000 ans ou la grande histoire de la nature, une passionnante plongée dans le temps à la découverte d’une nature inattendue. Le livre fourmille d’anecdotes étonnantes, il est très facile d’accès, même pour les non-spécialistes. Un grand voyage dans la France sauvage de l’âge de glace à nos jours !

Le coeur blanc (Catherine Poulain)

note: 5Puissant SYLVIE, bibliothécaire - 16 avril 2020

Nous sommes dans les années 90, dans une campagne française agricole, parmi les saisonniers. Toute une faune bigarrée qui louent ses bras pour une bouchée de pain. Des étrangers bien souvent et puis des français, échoués là, farouches défenseurs de la liberté que leur offre ce travail, nomade, en pleine nature, avec un patron qui ne le reste qu’un jour ou une semaine. Mais la contrepartie, c’est ce corps à corps avec le labeur éreintant, dans l’intense et accablante chaleur ou le froid mordant quand vient l’hiver. Et puis après le travail, la solitude guette et tous se retrouvent au café. On y dépense l’argent gagné durement la journée et on s’abrutit d’alcool, chaque soir. Rosalindre et Mouna sont deux jeunes femmes, libres et sans attache, elles aussi se déplacent là où le travail se présente. Et pourtant, elles cherchent, elles poursuivent leur quête malgré ou grâce aux fêlures passées et au désir exigeant de se confronter à la brutalité et à la violence des corps et de ne fuir aucune réalité. Voici un roman qui secoue, bien encore après avoir tourné la dernière page, par son souffle dramatique, ses personnages, grandioses et à la fois déchus et surtout, par son âpre puissance vitale.

Antonia (Gabriella ZALAPÌ)

note: 5Court mais puissant SYLVIE, bibliothécaire - 16 avril 2020

Ce roman prend la forme d’un journal rédigé par une jeune femme vivant à Palerme dans les années soixante. Mal mariée elle s’ennuie avec un homme qui ne lui demande de n’être qu’une bonne épouse, sachant bien se comporter dans leur milieu social aisé. Suite à l’héritage de sa grand-mère, elle reçoit une malle remplie de courriers et de photos. C’est l’occasion pour elle de se pencher sur son enfance passée parmi une famille cosmopolite dont la destinée fut très perturbée par la dernière guerre. Mais c’est aussi une façon d’interroger son présent.
Des photos accompagnent le texte de ce « journal » et de l’ensemble émane à la fois un sentiment de nostalgie un peu suranné, une plongée dans le monde passé et les questionnements forts et bouleversants d’une femme en devenir.

L'Empreinte (Alexandria MARZANO-LESNEVICH)

note: 5Atypique et passionnant SYLVIE, bibliothécaire - 16 avril 2020

Entre témoignage et fiction, ce livre est tout à fait atypique et passionnant.
Jeune étudiante en droit, l’auteur se trouve au gré d’une recherche face à un homme qui confesse des violences sexuelles et le meurtre d’un jeune garçon de 6 ans. Elle qui a toujours été révoltée par la peine capitale, est profondément remuée par l’impérieux sentiment qui l’envahit alors : » je désire la mort cet homme ».
Cette ambivalence l’amène à mener l’enquête sur son propre passé et dès lors l’histoire de cet assassin et sa propre histoire se mêlent : secret de famille, poids du silence, violences faites aux enfants, héritage des générations précédentes. Ces propos, qu’elle aborde toujours d’un point de vue à la fois sensible, honnête et rationnel, ne laissent pas la place à la banale simplification.
Les êtres sont exposés, dans leur complexité, avec leur élan d’humanité et les sombres ressorts qui les animent.
Un livre à la fois évident, dense et extrêmement bien documenté sur ce fait divers qui s’est déroulé dans la Nouvelle Orléans des années 1990.

La goûteuse d'Hitler (Rosella Postorino)

note: 4Passionnant SYLVIE, bibliothécaire - 11 avril 2020

Inspiré de l’histoire véritable de Margot Wölk, ce roman nous dévoile un pan d’histoire peu traitée, celui du peuple allemand qui subissait également la violence des SS et de la gestapo.
Rosa et ses camarades sont utilisées et mises au service du dictateur, au risque d’en mourir chaque jour, mais elles mangent à leur faim. Tout embryon de refus de collaborer est réprimé avec une violence autant physique que psychologique.
Le récit révèle l’ambivalence de cette période où la peur et la détresse côtoient l’instinct de survie, la vilenie mais aussi l’entraide et l’empathie.
Il décrit les destins broyés par la dictature et le nazisme où dans les moments de désespoir, la mort parait plus douce qu’un avenir brisé. Un roman puissant qui explore l’âme humaine.

Une femme en contre-jour (Gaëlle Josse)

note: 5Portrait sensible SYLVIE, bibliothécaire - 18 octobre 2019

Voici le nouveau roman de Gaëlle Josse, cette excellente auteure, gagnante du dernier prix Passerelle avec une « longue impatience ».
Ce court roman dresse le portrait de Vivian Maier, gouvernante, nourrice et surtout photographe amateur qui vécut sa passion toute sa vie, accumulant des milliers de négatifs. Elle ne fut jamais reconnue de son vivant et meurt en 2009 dans un dénuement qui ne lui permettait plus de payer la location du garde meuble qui abritait ses photographies. Ces cartons furent redécouverts, par hasard, par un amateur de photographie qui reconnut rapidement la valeur de ces dernières. Son talent est aujourd’hui unanimement reconnu dans le monde entier et ses photos font l’objet de nombreuses expositions.
Avec le talent qu’on lui connait, Gaëlle Josse dévoile par touches sensibles une femme portée et obsédée par son art malgré l’anonymat et sa condition extrêmement modeste. Elle jette sur ce destin troublant, un regard aigu et intense. Mais c’est sans doute qu’elle voit dans ce personnage de femme et sur son exigence envers son art, un lien, une correspondance avec son propre travail d’écrivain.
Bien plus qu’une biographie, c’est une conception du travail de l’artiste qui est décrite ici, modeste, tenace. Cet art révélé c’est l’adhésion d’une vie.

Oeuvre non trouvée

note: 4court mais puissant SYLVIE, bibliothécaire - 31 janvier 2019

Ce roman prend la forme d’un journal rédigé par une jeune femme vivant à Palerme dans les années soixante. Mal mariée elle s’ennuie avec un homme qui ne lui demande de n’être qu’une bonne épouse, sachant bien se comporter dans leur milieu social aisé. Suite à l’héritage de sa grand-mère, elle reçoit une malle remplie de courriers et de photos. C’est l’occasion pour elle de se pencher sur son enfance passée parmi une famille cosmopolite dont la destinée fut très perturbée par la dernière guerre. Mais c’est aussi une façon d’interroger son présent.
Des photos accompagnent le texte de ce « journal » et de l’ensemble émane à la fois un sentiment de nostalgie un peu suranné, une plongée dans le monde passé et les questionnements forts et bouleversants d’une femme en devenir.

Carbone (Olivier Marchal)

note: 4Sombre polar à la française SYLVIE, bibliothécaire - 8 janvier 2019

Antoine Roca est au bord de la faillite et va déposer le bilan de son entreprise. Cet homme ordinaire, méprisé par son beau-père et bientôt par sa femme va monter une arnaque à l’aide de deux jeunes truands. Mais bientôt rattrapé par le grand banditisme il va devoir affronter les trahisons et les règlements de comptes. On retrouve là les grands thèmes des polars cultes américains comme Casino ou le loup de Wall Street : la gloire, le pouvoir et l’argent, puis le meurtre, la solitude et la déchéance. Carbone est un polar très réussi qui tient en haleine, crescendo, jusqu’à l’apothéose finale. Il est porté par une brochette d’excellents acteurs.

Marianne Faithfull (Marianne Faithfull)

note: 4Irradiant SYLVIE, bibliothécaire - 8 janvier 2019

Construit à partir d’images d’archives et d’entretiens récents, ce film, sur la vie et l’œuvre de Marianne Faithfull est à son image : il sonne juste. Cette femme, née en 1946, propulsée sur le devant de la scène dès l’âge de 17 ans, mariée et mère peu après puis rapidement divorcé, aura eu une vie aventureuse (elle a vécu 4 ans avec Mick Jagger) mais torturée. Elle a connu de nombreuses périodes accrochée à l’héroïne, jouant avec le feu de la vie et de la mort, mais renaissant toujours de ses cendres. Et même aujourd’hui, à plus de 70 ans, sa vitalité et l’énergie qu’elle met dans sa musique et son chant force le respect. Marianne Faithfull, même si elle est moins rebelle aujourd’hui, n’a rien perdue de son exigence avec elle-même, de son talent et de sa voix si évocatrice.

Didier, la 5e roue du tracteur (Pascal Rabaté)

note: 5BD revigorante SYLVIE, bibliothécaire - 1 janvier 2019

Soizic et Didier sont frère et sœur et dirigent une exploitation agricole en Bretagne. Ils recueillent Leur voisin Régis qui vient de perdre sa ferme, vendue aux enchères la veille. Didier est un doux rêveur mais peu efficace au niveau de l’élevage mais surtout, il est bien seul et reste un cœur à conquérir. Soizic et Régis vont se lancer à la recherche de l’âme sœur. Voici une bande-dessinée fine et drôle malgré un réalisme plutôt décapant. Un vrai plaisir qu’on aurait tort d’ignorer !

Le coeur blanc (Catherine Poulain)

note: 5Puissant SYLVIE, bibliothécaire - 29 décembre 2018

Nous sommes dans les années 90, dans une campagne française agricole, parmi les saisonniers. Toute une faune bigarrée qui louent ses bras pour une bouchée de pain. Des étrangers bien souvent et puis des français, échoués là, farouches défenseurs de la liberté que leur offre ce travail, nomade, en pleine nature, avec un patron qui ne le reste qu’un jour ou une semaine. Mais la contrepartie, c’est ce corps à corps avec le labeur éreintant, dans l’intense et accablante chaleur ou le froid mordant quand vient l’hiver. Et puis après le travail, la solitude guette et tous se retrouvent au café. On y dépense l’argent gagné durement la journée et on s’abrutit d’alcool, chaque soir. Rosalindre et Mouna sont deux jeunes femmes, libres et sans attache, elles aussi se déplacent là où le travail se présente. Et pourtant, elles cherchent, elles poursuivent leur quête malgré ou grâce aux fêlures passées et au désir exigeant de se confronter à la brutalité et à la violence des corps et de ne fuir aucune réalité. Voici un roman qui secoue, bien encore après avoir tourné la dernière page, par son souffle dramatique, ses personnages, grandioses et à la fois déchus et surtout, par son âpre puissance vitale.

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