La terre invisible (David Chalmin)

note: 5Voyage garanti avec les pépites électroniques de David Chalmin... Julie, bibliothécaire - 12 septembre 2019

Premier album du compositeur et producteur (qui a déjà une carrière bien remplie), « La terre invisible » propose six [...]

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Critiques rédigées par Nathalie bibliothécaire

 

Luca (Franck Thilliez)

note: 5un thriller haletant Nathalie bibliothécaire - 16 juillet 2019

Luca âgé de quelques mois a disparu de la pouponnière où il attendait ses parents adoptifs. Histoire tragique mais banale. Banale vous dites ? Vous connaissez mal Thilliez et son univers. La banalité s’arrête là car l’adoption n’a rien de légale et Luca n’est pas un enfant comme les autres, il est celui à cause de qui tout arrive mais qui est aussi la solution pour certaines personnes mal intentionnées. De Luca il n’en est pas encore question quand le corps d’un homme retrouvé atrocement mutilé au fond des bois tandis qu’un autre meurt dans les bras d’un officier de police après lui avoir remis une enveloppe. Ce qui est étrange pour l’équipe de Sharko c’est la longueur d’avance qu’a toujours le meurtrier. Il anticipe, il sait déjà tout.
Pourquoi ? Comment ? Et c’est là que le lecteur plonge dans l’univers inquiétant du tout numérique, de l’avancée technologique dont nous dépendons, jusqu’à l’excès. Dans ce roman glaçant tant par ce qu’il dénonce que les personnages que nous rencontrons, Franck Thilliez parvient une fois encore à happer le lecteur.

De bonnes raisons de mourir (Morgan 1980-.... Audic)

note: 5Un livre intelligent, singulier et captivant Nathalie bibliothécaire - 16 juillet 2019

Incroyable ! Malgré le taux encore élevé d’irradiation, les touristes, en soif de sensations fortes, n’hésitent plus à aller visiter la zone interdite de Tchernobyl. C’est d’ailleurs un de ces touristes qui a vu le corps d’un homme, suspendu à une façade. Etrangement, lorsque le corps est détaché, la police constate que les yeux ont été recousus et que la victime a été torturée. Une autopsie pourrait en apprendre plus mais aucun légiste ne désire la faire, le taux d’irradiation est trop élevé. Ce dont la police est certaine c’est l’identité de la victime, le fils d’un riche industriel russe. Le sort semble s’acharner sur cette famille car 30 ans plus tôt, alors que le réacteur nucléaire de Tchernobyl explosait, sa femme était assassinée avec l’une de ses amies. Qui en veut à cet homme ? Y-a-t-il seulement un lien entre les deux affaires ?
Morgan Audric nous offre un thriller palpitant avec de nombreux rebondissements. Le lecteur plonge dans une Ukraine rongée par la corruption et la violence, le conflit dans le Donbass n’est pas terminé. Au cœur du roman, vous serez interpellé par quelques questions écologiques qui font froid dans le dos. Il est certain que vous ne regarderez plus vos objets du quotidien de la même façon ! A lire absolument.

Les fils de la poussière (Arnaldur Indriðason)

note: 5Histoire sombre, ambiance glaçante Nathalie bibliothécaire - 16 juillet 2019

Une nuit, une maison en bois est entièrement détruite par un incendie. Au petit matin, le corps du propriétaire, Halldor, est retrouvé attaché à une chaise. Qui en voulait à cet ancien instituteur récemment retraité ? Des anciens élèves ? La même nuit, un homme de 42 ans, Daniel se défenestre à l’hôpital psychiatrique où il était enfermé devant les yeux de son jeune frère Palmi. Y-a-t-il un lien entre ces deux morts ? Pour la police, si la mort de l’instituteur est d’origine criminelle, il en est tout autre pour celle de Daniel. Palmi va alors mener sa propre enquête pour comprendre ce qui a conduit son frère à se suicider. Durant son enquête, il découvre que depuis quelques temps Daniel tenait des propos incohérents, qu’il avait reçu la visite d’un vieil homme, un certain Halldor et ils avaient parlé ensemble de gélules d’huile de foie de morue. Palmi va rapidement croiser la route d’un certain Erlendur avec qui il va collaborer.
Excellent roman à l’écriture toujours aussi parfaite et au scénario maîtrisé.

L'hôtel (Yana Vagner)

note: 4A découvrir Nathalie bibliothécaire - 27 juin 2019

Un groupe d’amis russes se retrouve pour passer une semaine dans un hôtel privatisé en Pologne par l’un d’eux. Un hôtel idéalement placé où ils vont pouvoir se retrouver et réfléchir sur les projets qu’ils ont en commun. Ils sont riches, parvenus et mal élevés. 4 hommes et 5 femmes. Si à l’arrivée, le paysage spectaculaire laisse sans voix les amis, la tempête qui arrive les fait déchanter : l’hôtel est coupé du monde, sans compter que Sonia l’une des invitée est introuvable. Lorsque le lendemain son corps est retrouvé, tous savent que le meurtrier est parmi eux ! L’ami de toujours est-il bien celui qu’il prétend être ? Un roman palpitant, très bien écrit.
L’auteur parvient parfaitement à traduire l’isolement des 9 amis. Plus qu’un roman policier il interroge aussi sur les relations russo-polonaises. A découvrir.

Une femme en contre-jour (Gaëlle Josse)

note: 5A la recherche de Vivian Maier Nathalie bibliothécaire - 27 juin 2019

Qui était Vivian Maier, cette photographe de rue américaine inconnue de tous et morte dans le plus grand dénuement ? Dans son dernier roman, Gaëlle Josse s’est penchée sur la légende Vivian Maier et tout le mystère qui l’entoure. Cette légende est née lorsqu’à sa mort des milliers de négatifs photographiques ont été découverts, oubliés dans des cartons. Les négatifs vont révéler des portraits surtout, des portraits de petites gens, d’exclus, des portraits où le regard en dit long sur l’histoire des gens. Plus qu’une passion, la photographie fut pour Vivian Maier une obsession, quelque chose de vital. Alors, chaque jour, elle a arpenté les rues accompagnée d’enfants qu’elle gardait, car elle était aussi nounou. Etrangement, elle ne développa que très peu de photos. Pourquoi ? Il est certain qu’elle aurait connu la gloire si… Avec délicatesse, l’auteure tente de faire un portrait tout en nuance de cette artiste qu’elle qualifie de l’effacement.
Avec toute la finesse et la pudeur qu’on lui connait, l’auteure va combler les blancs de la vie de cette femme. Mais à la fin il subsiste toujours le mystère Vivian Maier et c’est mieux ainsi.

Mais leurs yeux dardaient sur Dieu (Zora Neale Hurston)

note: 5Percutant Nathalie bibliothécaire - 14 février 2019

Rien ni personne n’aurait pu imaginer la vie de Janie Mae Crawford, superbe métis à la chevelure magnifique. Sa grand-mère qui est née au temps de l’esclavage a toujours souhaité que sa petite-fille s’élève socialement ; alors elle la convainc de se marier à un vieil homme de plus de 40 ans son aîné. Mais Janie rêve d’amour, d’indépendance. Elle s’enfuit avec un autre homme, Joe. Lorsqu’ils arrivent à Eatonville, il n’y a rien. Juste des noirs. Grâce à sa malice, son ambition et son argent, Joe va construire une ville et en devenir maire. Il attend alors beaucoup de Janie mais surtout qu’elle reste à sa place, ne fréquente que des gens importants, ne se mêle pas à la vie et aux conversations des habitants. Alors Janie fait bonne figure, elle rentre en dedans d’elle comme elle dit. A la mort de Joe, elle continue comme si jusqu’à l’arrivée de Tea Cake, plus jeune qu’elle mais qui va l’ouvrir à la vie. Grâce à lui, elle va enfin se réaliser en tant que femme et vivre comme elle l’entend.
C’est un livre immense sur le monde des noirs qui apprennent la liberté, sans qu’on ne leur ait enlevé les menottes de l’esclavage. Rien que pour ça, il faut le lire.
L’écriture peut au départ être un frein mais après quelques pages on se laisse embarquer par cette façon de parler.

Un monde à portée de main (Maylis de Kerangal)

note: 5Un superbe roman Nathalie bibliothécaire - 14 février 2019

Paula Karst, après avoir suivi partiellement des études sans jamais aller jusqu’au bout, décide de suivre des cours de peinture en décor à la prestigieuse école, rue du Métal à Bruxelles. Elle va apprendre à copier, ou plutôt à faire du trompe l’œil. Elle fait la connaissance là-bas de Jonas au talent incroyable avec qui elle va partager un appartement. Elle rencontre aussi l’Ecossaise Kate. Une fois les études terminées, ces 3 ne se perdent pas de vue. Dans ce dur apprentissage, Paula va apprendre à s’ouvrir au monde, à la matière pour la comprendre et la recréer. Le trompe l’œil ne se copie pas, il se comprend. Tout semble être un trompe l’œil dans la vie de Paula, jusqu’à la découverte finale, sa révélation : son amour pour Jonas.
Maylis de Kerangal peint une véritable fresque à travers un voyage dans le temps !
Lire, c'est avoir le monde à portée de main !

Le coeur converti (Stefan Hertmans)

note: 5Roman passionnant Nathalie bibliothécaire - 29 novembre 2018

Vigdis est la fille d’un riche seigneur normand. Elle est naturellement promise à un autre seigneur. Mais lors de l’une de ses promenades, elle croise le regard d’un jeune homme, David, un étudiant juif. Leur union est impossible car Vigdis est catholique. Pour s’aimer, ils n’ont d’autres choix que de s’enfuir. Leur périple à travers les routes les mèneront jusqu’à Narbonne puis dans un petit village, Monieux. Nulle part en Europe, les Juifs ne sont en sécurité. C’est le temps de pogroms, on reproche aux juifs d’apporter le malheur. Monieux n’échappera pas à la règle. Vigdis, devenue Hamoutal reprendra la route seule à la recherche de ses enfants. Ses pas la mèneront jusqu’au Caire. C’est dans cette ville, que l’auteur va découvrir l’existence de cette femme et c’est son histoire que vous allez découvrir.
Roman passionnant où le lecteur chemine sur les pas d’une femme dans une époque dangereuse mais où l’Histoire prend forme.

La chance de leur vie (Agnès Desarthe)

note: 4Une réflexion ironique sur le couple Nathalie bibliothécaire - 23 octobre 2018

Sylvie est mariée à Hector depuis plus de 40 ans. Ils ont eu un fils sur le tard Lester, après avoir perdu une petite fille. Hector vient d’être nommé à l’université de Caroline du Nord. Cette nomination tombe à point nommé pour lui qui commençait à s’ennuyait dans sa vie, dans son couple. Pourtant, il n ‘a jamais songé à quitter Sylvie. Il l’aime trop, il aime sa différence, sa façon d’être. Cela ne l’empêchera pas d’avoir des relations extra-conjugales assez rapidement avec ses collègues enseignantes. Sylvie l’apprendra, mais cela ne l’affectera pas. Elle sait qu’elle n’est rien d’autre que la femme d’Hector, elle connaît tout de lui et en cela elle a un certain pouvoir sur lui et sur ses maîtresses. Elle s’adapte. Lester quant à lui, s’est mis en tête de protéger ses parents de tout ce qui peut arriver et il fonde un groupe d’éclopés de la vie comme lui. Ensemble, ils trouvent la force d’être eux-mêmes et de ne plus voir dans le regard des autres la moquerie et le mépris. Lester va devenir leur gourou. J’ai aimé ce roman mais je ne pourrais pas vous dire pourquoi. Dès que je posais le livre une irrépressible envie de m’asseoir et de continuer ma lecture me prenait. Il y a certainement un message derrière le dernier roman de l’auteur mais je ne sais pas encore lequel.

Fracking (François Roux)

note: 2Petite déception Nathalie bibliothécaire - 3 octobre 2018

Dans ce roman, François Roux fait le portrait de cette Amérique qui se prépare à
voter Trump, non pas pour ses idées mais plutôt pour montrer son mécontentement,
convaincue qu’il ne passera pas. Un portrait d’hommes et de femmes qui se
débattent pour vivre dignement et qui sont écrasés par le roi dollar. J’ai regretté que
l’auteur reste si superficiellement sur cette problématique.

La toile du monde (Antonin Varenne)

note: 3 Roman agréable à lire Nathalie bibliothécaire - 3 octobre 2018

Aileen Bowman, 35 ans, est une journaliste franco-américaine au caractère indépendant, affirmé et passionné. A l’occasion de l’Exposition Universelle de 1900, elle part à Paris pour couvrir les différents événements qui auront lieu. C’est un choc culturel pour cette femme mais aussi pour ceux qui croiseront cette femme toujours vêtue de pantalon et bottes, tenue alors interdite en France pour les femmes. Aileen fait des rencontres étonnantes dans la capitale, d’autres femmes qu’elle, rêvent aussi de davantage de liberté et de responsabilité. L’Exposition universelle n’est pas la seule raison de sa venue à Paris, Aileen est aussi à la recherche de ses racines. C’est un roman agréable à lire, on découvre un Paris fébrile, agité par l’événement qu’est l’exposition universelle. Malheureusement, l’histoire d’Aileen m’a paru sans intérêt.

Swing time (Zadie Smith)

note: 1Long et ennuyeux Nathalie bibliothécaire - 3 octobre 2018

Ce roman est le récit à la première personne d’une amitié entre deux petites filles métisses d’un quartier populaire de Londres. L’une d’elle se prénomme Tracy, l’autre est la narratrice dont on ne connaitra pas le nom. Elles ont une passion commune : la danse. Des deux, Tracey est la plus douée. Qu’importe, leurs mères respectives ont de grands projets pour elles. Si la mère de Tracey encourage sa fille dans la direction artistique, la mère de la narratrice considère que la danse est un passe-temps et qu’en tant que future femme, elle doit jouer un rôle dans la société. Le chemin des deux amies, au fil de temps, va se séparer. Et ne ressemblera en rien à ce qu’elles avaient imaginé. La narratrice arrivera-t-elle à
trouver une place pour enfin vivre sa vie ?

Je n’ai pas du tout aimé ce roman, long, ennuyeux mais heureusement bien écrit.

Parce que je déteste la Corée (Kang-myoung Chang)

note: 4La Corée du Sud, est-ce vraiment l’enfer ? 
 Nathalie bibliothécaire - 10 avril 2018

Kyeno est une jeune femme de 27 ans. Elle travaille dans un service de veille de cartes de crédit. Ce travail n’a rien d’exaltant. D’ailleurs sa vie n’a rien d’exaltant. Elle rêve d’émigrer en Australie. Pourquoi l’Australie ? Parce que c’est le pays occidental le plus proche. Elle déteste son pays car elle n’y a pas sa place. Elle ne sort pas d’une grande université, ses parents sont pauvres. Elle sait qu’elle n’a aucun avenir, du moins que cet avenir ne correspond pas aux normes de la société sud-coréenne. Dans ce court roman, nous découvrons une société sud-coréenne loin des idées que l’on peut se faire. Il n’est là pas question de société où la technologie est reine, où chaque individu marche dans la même direction.
Au contraire, il parle des individus qui ne se retrouvent pas dans cette société très hiérarchisée et qui préfèrent partir.

Bakhita (Véronique Olmi)

note: 1A découvrir absolument Nathalie bibliothécaire - 29 novembre 2017

On l’appelle Bakhita, mais elle ne se souvient plus du prénom que sa mère lui a donné. Enlevée à sa famille alors qu’elle n’est qu’une enfant, elle rejoint les longues caravanes d’esclaves qui se dirigent vers l’Afrique du Nord. De maître en maître, Bakhita « la chanceuse » va apprendre à plier, à s’adapter sans toujours comprendre ce que l’on attend d’elle. Car elle doit survivre, coûte que coûte, elle doit essayer de se rappeler qui elle est, d’où elle vient et à quoi ressemble sa mère. Un homme, riche consul, voudra lui rendre sa dignité. Mais est-ce vraiment la dignité que chaque être humain est en droit d’attendre ? Ce roman, d’après la véritable histoire d’une femme, fait découvrir une autre histoire de l’esclavage, celui mis en place par les commerçants musulmans dans toute l’Afrique de l’Est.
Ce roman est d’une grande intensité et d’une grande humanité. A découvrir absolument.

La chambre des époux (Éric Reinhardt)

note: 1Un bel exercice d'écriture, mais... Nathalie bibliothécaire - 29 novembre 2017

La chambre des époux est la pièce où chaque soir, Margot, atteinte d’un cancer du sein écoute son mari lui lire les pages qu’il a écrites dans la journée pour son prochain roman. Car le contrat est celui-là : Margot s’engage à guérir, l’auteur s’engage à terminer son roman. Le miracle a lieu. Margot guérit et le roman est un véritable succès. La vie reprend son cours même si la maladie a profondément transformé Margot. A l’occasion d’une rencontre avec les lecteurs dans le cadre des Assises du roman où il doit intervenir sur le roman puzzle, l’auteur fait la connaissance de Marie, autre rescapée du cancer et il est ébloui par la vie qu’elle dégage, qu’elle incarne. Il tombe sous le charme... Ce roman est un bel exercice d’écriture pourtant cette histoire ne m’a pas touchée.

Le jour d'avant (Sorj Chalandon)

note: 1L’écriture de Chalandon est comme toujours percutante Nathalie bibliothécaire - 12 octobre 2017

Le 27 décembre 1974, la mine de Saint-Amé Lievin tuait 42 de ses mineurs. Parmi les morts, Joseph Flavent, fils de paysan et grand frère adoré de Michel. Devenu un jeune homme, Michel fuit la région, il ne veut pas « être dévoré » par la mine qui lui a pris son frère mais aussi son père et sa mère dévorés eux par le chagrin...Lire un roman de Sorj Chalandon n’est jamais décevant. Tout en abordant l’univers d’une époque et d’une économie qui se meurt, il n’en oublie pas de parler de l’humain, de sa faiblesse et de la culpabilité.

Crépuscule du tourment n° 1
Melancholy (Léonora Miano)

note: 54 quatre voix magnifiques ! Nathalie bibliothécaire - 9 mai 2017

Ce sont 4 voix de femmes que l’on entend dans ce nouveau roman de l’auteur Léonora Miano. 4 voix de femmes qui s’adressent à un seul et même homme, Dio. Chacune de ces 4 femmes a ou a eu une relation particulière avec lui. La première, Madame, est sa mère. Issue de la bourgeoisie, elle veille à ce que la tradition, le respect des conventions sociales soit maintenu, même si cela doit lui coûter physiquement et moralement. La 2nde, Amandla, est son ancienne amante, amante qu’il a quittée refusant l’engagement malgré l’amour qu’il lui portait. La 3ème, Ixora, est celle qu’il veut épouser même s’il ne l’aime pas. Et la dernière est sa sœur, qui a fui son pays natal pour aller vivre en Europe. Chacune de ces femmes détient une pièce du puzzle pour reconstituer l’histoire que l’auteure nous raconte. Peu à peu, le personnage de Dio s’éfface au profit de ce que nous raconte ces femmes, sur leur histoire, leurs amours, les contraintes imposées par la société.
Ce roman est surtout le roman sur comment on devient femme, comment l’on se construit en tant que femme.

Mourir est un enchantement (Yasmine Chami-Kettani)

note: 5Un court roman d'une richesse incroyable ! Nathalie bibliothécaire - 9 mai 2017

Sara, la quarantaine, est assise sur son canapé entourée de ses 2 adolescents de fils. A ses pieds un sac rempli de photos familiales en désordre. Il y a dans ce sace tous ses souvenirs. Elle pioche au hasard une photo après l’autre et se remémore son histoire mais aussi celle de sa famille. Le hasard fait que sur ces photos on y croise Sara enfant avec ses cousins et cousines, on y croise ses grands-parents qui viennent juste de se marier…Cette rencontre avec son passé est d’autant plus importante pour Sara car elle est atteinte d’un cancer et qu’elle ne sait pas si elle vivra. Elle transmet tout cet héritage à ses deux fils. Cet héritage ce n’est pas simplement le sien c’est aussi celui du Maroc car en filigrane, sur chaque photo, c’est bien l’histoire nationale qui transparait : son grand-père algérien qui a participé aux premiers mouvements d’indépendance, qui a épousé une Française et a fui vers le Maroc, sa famille aristocrate qui a de grands projets pour le Maroc nouvellement indépendant, puis arrive le temps des désillusions avec Hassan II … Ce court roman est d’une richesse incroyable. L’auteure a réussi en une centaine de pages à restituer toute une histoire familiale emplie d’amour, de respect, d’humanité malgré un contexte politique de plus en plus pesant.

Les étoiles de Sidi Moumen (Mahi Binebine)

note: 5Et si la littérature pouvait enfin quelque chose ! Nathalie bibliothécaire - 9 mai 2017

ls sont une dizaine d’enfants à vivre et grandir dans l’un des quartiers les plus pauvres de Casablanca, Sidi Moumen. Ce quartier n’est pas connu pour sa décharge à ciel ouvert mais plutôt pour être le quartier d’origine de ces enfants devenus jeunes hommes qui commirent l’attentat du 16 mai 2003 dans un hôtel de Casablanca. Dans le roman, ils s’appellent Yachine, Hamid, Nabil ou encore Fouad. Ils sont les étoiles de Sidi Moumen lorsqu’ils jouent au foot ou tout simplement lorsqu’ils vivent leur vie d’enfants, symbole d’espoir, d’avenir. Malgré la pauvreté, la violence de leur quotidien, ils s’entraident et forment une famille. Aussi, lorsqu’à l’adolescence, un recruteur pour le djihad « déguisé » en sauveur d’étoiles, Abou Zoubeïr arrive à Sidi Moumen, c’est tous ensemble qu’ils décident de le suivre. L’auteur raconte une histoire ô combien d’actualité qui conduisit des adolescents à la mort au nom d’un dieu.
Les Sidi Moumen sont aujourd’hui de partout tout comme les Abou Zoubeïr. Et si la littérature pouvait enfin quelque chose !

Fractures (Franck Thilliez)

note: 5Un thriller passionnant que l’on ne lâche pas Nathalie bibliothécaire - 23 mars 2017

Alice Dehaene est une jeune fille de 25 ans qui souffre de problèmes psychologiques. Consciente de ses troubles, elle suit, depuis un an, une thérapie auprès du Dr Luc Graham. Ce dernier semble être sur la bonne voie pour trouver ce qui perturbe Alice. Malheureusement, lors de la séance, la vue de certaines images violentes provoque chez la patiente un tel bouleversement qu’elle s’enfuit. Le choc va d’ailleurs être si violent qu’Alice va oublier ce qu’elle a fait durant les 48 heures qui ont suivi la séance. Etrangement, c’est durant ce même laps de temps que son père va tenter de se suicider, qu’un homme catatonique va être retrouvé enveloppé dans une couverture sur laquelle se trouve du sang d’Alice, quelques morts s’accumulent…
Y-a-t ’-il un lien entre ces événements et Alice ?
Un thriller passionnant que l’on ne lâche pas et qui révèle un auteur à l’imagination débordante.

Anatomie d'un soldat (Harry Parker)

note: 5Un trés beau roman Nathalie bibliothécaire - 17 février 2017

BA 5799 vient d'être rapatrié d'urgence. Victime d'une bombe artisanale, ce jeune capitaine de l'armée britannique est entre la vie et la mort. Pour parler de lui, des circonstances du drame, de son avenir, ce sont 45 objets qui " vont prendre la parole ". Des objets du quotidien mais des objets témoins.
Ce roman est d'une grande sensibilité et d'une grande originalité. Donner la parole à des objets retire tout pathos au récit et pourtant certains passages vous serrent la gorge tant les émotions sont fortes. C'est aussi le roman qui questionne sur ces occupations militaires, sur les populations civiles qui luttent pour survivre.
Un des plus beaux romans que j'ai lu.

Nos premiers jours n° 1
Un siècle américain (Jane Smiley)

note: 5Un très beau roman Nathalie bibliothécaire - 1 février 2017

Avec ce premier volume, l’auteur inaugure une trilogie intitulée « Un siècle américain ». Cette première partie débute en 1920 et se termine en 1953. Durant ces 33 ans, le lecteur plonge dans le quotidien d’un clan qui se construit, celui des Langdon. Walter et Rosanna sont à la tête de la famille, une famille nombreuse qui vivra des moments heureux dont ils n’ont pas forcément conscience mais aussi des moments difficiles. Fermiers dans un Etat où le climat n’est pas clément, ils affronteront les tempêtes, les sècheresses mais aussi des drames personnels. Ils assisteront aussi et prendront part à la naissance d’une agriculture plus mécanisée. Mais tous les enfants Langdon ne rêvent pas de travailler la terre, bien au contraire, et beaucoup partiront faire des études. A travers eux, le lecteur assistera à la transformation de la vie urbaine, à l’évolution de la vie politique, notamment pendant et après le second conflit mondial. Il est intéressant de voir comment ce clan s’est construit peu à peu, comment les liens se sont tissés entre chaque membre de la famille et les répercussions que cela a pu avoir sur l’avenir de chacun des 6 enfants Langdon. Les figures parentales sont particulièrement émouvantes.

Biographies non autorisées (Jacques André Bertrand)

note: 4Un auteur à découvrir Nathalie bibliothécaire - 12 janvier 2017

Dans ce roman, l’auteur présente 19 biographies qui n’engagent que lui mais qui toutes interrogent, donnent à réfléchir sur le sujet dont il s’agit. Ces biographies ne sont pas forcément faites de chair et d’os mais plutôt des êtres mythologiques, des concepts philosophiques, des choses scientifiques…
Aucun lien entre toutes ces biographies si ce n’est l’auteur qui bouscule son lecteur, qui s’interroge sur notre monde contemporain. Et toujours le ton est drôle, impertinent, comme s’il était plus facile d’utiliser l’humour pour parler de choses graves. J’ai découvert cet auteur et j’ai beaucoup aimé.

Un pied au paradis (Ron Rash)

note: 5Passionnant ! Nathalie bibliothécaire - 12 janvier 2017

Dans le comté rural d'Oconee, la sècheresse est à son comble. Les cultures meurent du manque d'eau mais dans cette partie de l'Amérique, cela semble sans importance car toutes ces terres vont disparaître sous peu. La compagnie d'électricité les a rachetées pour créer une retenue d'eau. Ne serait-ce pas le lieu idéal pour commettre un meurtre ? Justement, en entendant le coup de feu et en ne voyant pas son fils revenir, la mère de Holland Winchester est certaine qu'il vient d'être assassiné par le voisin, Billy Holcombe. Pourquoi ? Parce que celui-ci avait la fâcheuse tendance de tourner autour de sa femme. Nous voilà avec un meurtre, le mobile du meurtre, le nom de l'assassin mais il manque le corps. Tour à tour, les 5 personnages de ce roman vont donner leur version des faits, au lecteur d'imaginer où le corps est caché. Le roman est passionnant. L'auteur nous plonge dans un monde violent où les problèmes ont tendance à se régler avec des coups de poing ou de fusil.

A vol d'oiseau (Craig Johnson)

note: 5Dépaysant ! Nathalie bibliothécaire - 5 juillet 2016

Le shérif Walt Longmire a la lourde tâche avec son ami Henri Standing Bears d’organiser le mariage de sa fille qui doit avoir lieu dans quelques jours. Alors qu’ils cherchent le lieu qui convient le mieux pour le mariage, les deux hommes assistent à la chute du haut d’une falaise d’une jeune Amérindienne. Ils ne peuvent malheureusement rien faire pour elle mais, non loin d’elle, ils retrouvent un bébé qui lui a survécu. Etant sur la réserve indienne, le shérif ne peut rien faire. L’affaire est confiée à la nouvelle chef de la police indienne, Lolo Long, qui vient de rentrer d’Irak et dont les méthodes sont davantage proches du cow-boy que du représentant de la loi. Très vite, dans l’enquête, la chef Long et Longmire comprennent qu’il s’agit d’un meurtre et non pas d’un suicide. Surtout lorsque le principal suspect est retrouvé mort. L’enquête s’avère difficile car, le FBI débarquant fournit des preuves peu fiables et étranges aux yeux de Walt Longmire. Pourquoi ?
Quel est l’intérêt du FBI ? L’enquête est rendue également difficile par l’arrivée de la mariée et de sa belle-mère. Humour et aventure caractérisent ce roman.

Comment j'ai décroché du sucre (Charlotte Debeugny)

note: 5Une vie sans sucre !!! Nathalie bibliothécaire - 5 juillet 2016

Très étrangement ce livre s’adresse uniquement à la gente féminine. Malgré cet aveu de sexisme, c’est avec beaucoup de motivation que j’ai lu ce guide fort sympathique, très illustré et très agréable à lire. Une première partie est consacrée au sucre et ses déclinaisons mais également aux aliments dans lesquels vous le retrouvez sans en avoir forcément conscience. La seconde partie vous donne des recettes pour appliquer les principes de la partie précédente. J’ai appris beaucoup de choses. Il faut préciser que j’étais un peu néophyte en matière de sucre si ce n’est qu’il fait grossir…. (Et pourtant c’est tellement bon). A cette dernière remarque vous comprendrez que ma motivation s’est quelque peu essoufflée au fil des pages, notamment lorsque j’ai découvert les plats qui composaient la semaine spéciale « désintoxication ». Malgré tout, j’ai décidé d’appliquer quelques préceptes.

Le lagon noir (Arnaldur Indriðason)

note: 4Mystère en Islande Nathalie bibliothécaire - 26 mai 2016

Cela fait 2 ans que le jeune officier Erlendur est entré à la brigade criminelle. Il est sous les ordres de Marion Briem qui apprécie chez lui sa discrétion, sa ténacité, son empathie pour les victimes et leurs familles. Dans cette nouvelle enquête, Marion et Erlendur vont devoir élucider le meurtre d’un homme retrouvé mort dans un lagon situé près d’une usine. Il n’est pas mort noyé mais l’état de son corps laisse à penser qu’il est tombé d’une hauteur phénoménale. Les 2 policiers vont mener l’enquête avec l’aide non officielle de la police militaire. Très vite ils vont trouver l’endroit d’où Kristvin a été tué. Cet endroit abrite des avions très particuliers. Aurait-il découvert quelque chose de secret ? L’armée aurait-elle fait taire l’islandais trop curieux ? Autant de questions auxquelles ils vont devoir répondre. On a toujours autant de plaisir à lire un roman de l’auteur islandais même si le personnage cabossé d’Erlendur nous manque un peu. On retrouve en tout cas son obsession pour les personnes disparues mystérieusement mais ce roman est également l’occasion de revenir sur les tensions qui existent au sein de la société à propos de la présence américaine sur le territoire islandais.

Tout dort paisiblement, sauf l'amour (Claude Pujade-Renaud)

note: 5Emouvant ! Nathalie bibliothécaire - 26 mai 2016

Regine Olsen a été fiancée pendant un an à Soren Kierkegaard. Lorsqu’il a rompu les fiançailles, elle était dévastée. Elle a épousé quelques années plus tard Frederik Schlegel, son précepteur à peine plus âgé qu’elle. Regine vit dans les Antilles danoises lorsqu’elle apprend la mort de son amour de jeunesse, Soren Kierkegaard. Elle ne l’a jamais oublié mais ce décès va être l’occasion de revenir sur ces années où elle l’a fréquenté, où elle a essayé de comprendre pourquoi il avait rompu leurs fiançailles. Son histoire familiale n’était pas étrangère à cette décision mais cela elle ne l’avait pas compris. Elle va également relire, avec un autre regard, ses œuvres et tenter comprendre sa décision. Lorsqu’elle revient à Copenhague avec son mari, elle retrouve les traces de son passé. Ce roman permet au fil des pages de cerner la personnalité complexe du philosophe danois.
Émouvant, notamment lorsque Regine songe à certains moments de son existence, ce roman met à nouveau en page des amours malheureuses.

La saison des mangues (Cécile Huguenin)

note: 5Magnifique roman ! Nathalie bibliothécaire - 12 mai 2016

L’histoire de 3 femmes, 3 générations, 3 continents.
Radhika, magnifique indienne, a été mariée par son père à un major anglais qui la ramène en Angleterre au moment de la décolonisation. Dans le domaine de son mari, elle n’est pas accueillie, désirée mais elle y découvre la lecture par le biais de sa fille Anita et de l’immense bibliothèque de son époux. Ce dernier jaloux, l’empêchera d’y retourner. Il n’y a qu’une issue pour la belle Radhika, tuer son mari, pour qui elle est davantage un trophée, et partir. A la mort de celui-ci, elle quitte l’Angleterre pour retrouver son pays natal. Dans l’avion qui la ramène en Inde, elle fait la connaissance d’un jeune homme François. Anita et François tombent amoureux. François est épris de l’Inde, tellement épris qu’il en devient fou. Il se prend pour une sorte de chamane. A la mort de Radhika, et devant l’instabilité de François, François et Anita retournent en France. C’est un nouveau dépaysement pour Anita qui peine à retrouver sa culture si ce n’est chez ce marchand d’épices. Alors dans son appartement, elle sème quelques brins d’Inde, comme cet arbre peint dans sa cuisine, un arbre à vœux. De cette union naît Mira qui se fera appeler « Mari sans e » car elle peine à trouver sa propre culture. Alors elle va s’éprendre de l’Afrique au dépend de sa vie. Anita va attendre patiemment le retour de sa fille même si elle a conscience qu’elle ne reviendra pas et le retour de son mari, interné à Sainte-Anne. Une fois encore, les éditions Héloïse d’Ormesson offre une belle découverte pour qui lira ce magnifique roman. Une belle écriture, une histoire émouvante qui entraîne le lecteur sur plusieurs continents.

Oeuvre non trouvée

note: 5Captivant Nathalie bibliothécaire - 14 avril 2016

Au Botswana, Amantle travaille dans un dispensaire pour son service national. A son arrivée, elle s’imaginait secourir la population. On lui confie simplement le rangement d’une des salles abandonnées. Tâche ingrate mais qui va faire ressurgir le passé lorsqu’en rangeant elle découvre des vêtements d’enfant ensanglantés. Le village plonge 15 ans en arrière, lorsqu’une petite fille de 10 ans a disparu, mangée par les lions selon la version officielle. Tous les habitants le savent, les lions n’ont rien à voir dans cette disparition. Il s’agit de sorcellerie. Amantle et une amie juriste vont dénouer les fils de l’enquête et remonter le temps. Il faut faire vite et discrètement : les preuves ont tendance à disparaître et les personnes susceptibles de les aider sont muettes ou mutées à d’autres postes.
Ce roman est passionnant. Il montre un pays qui malgré sa marche vers la modernité, n’en a pas fini avec les superstitions et la sorcellerie. Il est aussi le livre qui dénonce l’état de la justice au Botswana.

Oeuvre non trouvée

note: 5Tout simplement passionnant Nathalie bibliothécaire - 14 avril 2016

C’est au début du XIIIème siècle qu’est fondée l’abbaye Port-Royal des Champs. A sa création, l’abbaye n’est pas l’abbaye puissante qu’elle deviendra au XVIIème siècle sous l’impulsion de la prieure Catherine Arnauld. Claude Pujade-Renaud s’est intéressée à ce moment précis où l’abbaye connaît un plein essor jusqu’au moment où elle sera détruite à cause du soutien des sœurs pour les idées jansénistes. Grâce à ce roman, le lecteur plonge dans le siècle de l’absolutisme de Louis XIV. La religion n’est pas que l’affaire de Dieu mais elle est surtout la cause d’enjeux politiques où des proches du roi jouent un rôle prépondérant.
Ce roman est tout simplement passionnant. Tour à tour, les femmes qui ont fait Port-Royal prennent la parole, mais aussi des femmes qui ont séjourné à Port-Royal et pour qui l’enseignement donné par les religieuses était primordial. L’antagonisme jésuites / jansénistes est la toile de fond de tout ce roman.

Journal d'un prisonnier de guerre (Shōhei Ōoka)

note: 5Journal d'un prisonnier de guerre Nathalie bibliothécaire - 31 mars 2016

L'armée japonaise est déjà en pleine déroute lorsque Tamura, après une rapide formation, est envoyé sur le front dans les Philippines. Parce qu'il a attrapé la tuberculose, il est envoyé à l'hôpital qui ne l'accepte que parce qu'il a des vivres sur lui et qu'il peut les partager avec le reste des malades. Lorsque les vivres sont épuisés, il est chassé comme tous les autres malades qui peuvent à peu près se déplacer. Son unité ne veut plus de lui, il est malade. Il est donc obligé de rester devant l'hôpital puis de errer sur les chemins lorsque ce dernier est pilonné par les avions américains. Tout le long du chemin, il aperçoit des feux, symboles de la présence philippine mais aussi des soldats américains. Dans son errance, il croise d'autres soldats japonais, affamé, réduit à rien, sans espoir. Le but de chacun est de rejoindre Palompon, le lieu où sont rassemblées tout ce qui reste de l'armée japonaise.
Tamura n'est pas un soldat comme les autres, il pense, il réfléchit, il se questionne sur l'utilité de la guerre, sur l'humanité ou sur ce qui reste de l'humain quand il doit vivre dans les pires conditions.

Deep winter (Samuel W. Gailey)

note: 3Deep winter Nathalie bibliothécaire - 23 mars 2016

Danny est un grand gaillard de 40 ans devenu simplet à la suite d’un accident qui l’a plongé dans le coma. Désormais, il s’occupe de la laverie automatique de Mr Bennet dans la petite ville de Wyalusing en Pennsylvanie. Sa vie se résume à son travail, sculpter des petits animaux, rendre service aux gens qui ont un peu de gentillesse à son égard et surtout prendre son petit déjeuner tous les matins au café et se faire servir par Mindy. Mindy, qui a le même âge que lui, est la seule à l’avoir protégé et lui avoir montré un peu d’affection.Un soir, Mindy est assassinée.
Voilà un roman qui n’est pas exceptionnel. Je m’attendais à avoir davantage de descriptions de paysages, comme c’est souvent le cas avec cette collection chez Gallmeister. Ce qui était par contre intéressant, c’est le fait que l’auteur ait su adapter son langage en fonction des personnages qui intervenaient. Chaque chapitre portait le prénom d’un des personnages clés. Chaque personnage donnant ainsi une version de l’histoire, une pièce du puzzle. Cela permet d’entrer dans un univers propre à chacun des personnages.

La dernière nuit du Raïs (Yasmina Khadra)

note: 2Une déception Nathalie bibliothécaire - 17 mars 2016

Pour son nouveau roman, l’auteur algérien a choisi d’incarner un homme politique, mais pas n’importe lequel, un homme controversé, à la personnalité complexe, banni par ceux-là mêmes qui l’encensaient quelques années avant. Cet homme, c’est Mouammar Khadafi. Yasmina Khadra imagine ce qu’ont dû être les pensées, les paroles, les gestes de ce dictateur mégalomane. Sa proximité avec la mort ne le rend toutefois pas plus sympathique ; Malgré le choix de cette figure emblématique de la scène politique contemporaine, Yasmina Khadra n’est pas parvenu à me faire retrouver le plaisir que j’avais à lire ses précédents romans.

L'homme de la montagne (Joyce Maynard)

note: 5Magique ! Nathalie bibliothécaire - 17 mars 2016

Rachel et Patty, deux soeurs de 13 et 11 ans, sont en vacances pour 2 mois. Elles vont passer leur été, comme tous les autres jours de l'année, à faire de leur environnement leur terrain de jeu favori. Espionner, regarder leurs émissions télé préférées par la fenêtre des voisins mais surtout partir dans la montagne et s'inventer mille aventures. Il faut dire que les journées sont longues, elles n'ont pas d'amies, et depuis le divorce, leur mère passe son temps enfermée dans sa chambre à lire des romans. Heureusement, leur père, policier et super­héros aux yeux de ses filles, passe les voir de temps en temps. Mais ce bel été va être gâché par le meurtre de plusieurs jeunes femmes dans cette même montagne qui leur sert de repère et désormais interdite. Que faire ? La résolution de l'enquête leur semble être la meilleure solution, d'autant qu'elle a été confiée à leur père. Mais celle-­ci piétine, s'enlise à l'image des personnages de ce roman d'initiation. Qui peut être l'auteur de tous ces meurtres ? La réponse, Rachel l'aura des années plus tard par un biais étonnant. J'ai beaucoup aimé ce roman même si j'ai été déçue par la fin car après réflexion, peu m'importait qui était le coupable. J'ai été happée par la vie de cette famille extrêmement attachante, si bien que le meurtrier ne m'intéressait plus du tout.

Les réputations (Juan Gabriel Vásquez)

note: 5A lire Nathalie bibliothécaire - 17 mars 2016

Javier Mallarino est un célèbre caricaturiste colombien qui a le pouvoir, simplement en quelques coups de crayon, de détruire la réputation des hommes politiques de son pays. Chaque jour, tous craignent de découvrir dans le journal du matin, la caricature qui réduirait à néant leur carrière ou leurs aspirations politiques. Pour le récompenser ou peut-être davantage pour l'amadouer, il se voit desservir une récompense pour l'ensemble de son travail. Cette soirée va toutefois marquer un tournant dans sa vie. Il se voit aborder peu de temps après par une jeune fille qui va l'obliger à replonger dans son passé et mettre à mal ses certitudes.

Animaux solitaires (Bruce Holbert)

note: 1Dubitative ! Nathalie bibliothécaire - 2 février 2016

Plusieurs Indiens ont été retrouvés assassinés de façon particulièrement violente avec une mise en scène qui laisse à penser qu’il s’agit d’un tueur en série. L’ancien shérif Strawl semble être le seul à pouvoir résoudre ces multiples meurtres. Il abandonne alors volontiers son statut de retraité pour reprendre l’insigne et le pouvoir qui va avec. Avec ses méthodes peu orthodoxes, la chasse à l’homme peut commencer. Me voilà bien dubitative quant à ce roman. Convaincue de la qualité de celui-ci à cause de son éditeur et des critiques élogieuses lues dans la presse, je pensais me régaler des quelques 320 pages qui composent ce roman. Pourtant l’enquête s’achève sans que le lecteur comprenne réellement ce qui a conduit Strawl à résoudre celle-ci, la chance peut être ? Ce qui m’a dérangé le plus c’est toute la violence gratuite qui est développée tout au long du roman et dont le héros, sensé représenter un minimum de moralité, s’accommode sans une once de remords. Certes l’action se situe dans les années 30 et peut-être pourrait-on penser que ces messieurs ont encore la gâchette facile. Ou alors je vieillis !

Ce que le jour doit à la nuit (Yasmina Khadra)

note: 5Magnifique ! Nathalie bibliothécaire - 2 février 2016

Le jeune Younès et sa famille sont contraints de quitter la ferme familiale suite à une belle récolte salvatrice qui n'a pas eu lieu. Comme la plupart des paysans pauvres, ils partent s'installer en ville, à Oran ou plutôt dans son bidonville. La misère grandissant, et malgré sa fierté, le père confie Younès à son frère et à sa belle soeur pour qu'ils l'éduquent.
Younès devient alors Jonas. Tous les 3 partent pour une autre ville, Rio Salado.
Débute alors une renaissance pour Younès. Il se fait des amis et rencontre Emilie, qui sera le grand amour secret de sa vie.
Magnifique roman dans lequel l'auteur nous fait le portrait d'un jeune homme au destin "sacrifié", Sacrifié à cause de ses origines, de la période (nous sommes dans l'Algérie d'après guerre). Portrait d'une jeune homme qui cherchera sa place durant une bonne partie de sa vie.

Un millier d'années de bonne prières (Yiyun Li)

note: 4Nouvelles insolites Nathalie bibliothécaire - 16 septembre 2015

Licenciée sans pension de son usine, Granny Lin accepte d'épouser un homme âgé et malade. M. et Mme Su, cousins, mariés contre la volonté de leurs familles, cachent l'existence de Beibei, leur fille handicapée... Dix tranches de vie dans la Chine d'aujourd'hui. A travers ces nouvelles, banales ou insolites, c'est toute l'histoire agitée d'un pays qui se déroule devant nous.

Le restaurant de l'amour retrouvé (Ito Ogawa)

note: 4Le restaurant de l'amour retrouvé Nathalie bibliothécaire - 16 septembre 2015

Rinco se réfugie dans le silence à la suite d'un chagrin d'amour. Elle décide alors de tout quitter pour retourner dans son village natale, auprès de sa mère avec qui elle n'entretient pas de bonnes relations. Pour se reconstruire, elle va cuisiner et ouvrir un restaurant.
Peu à peu, elle tisse de nouveaux liens avec sa mère, chacune s'ouvrant à l'autre pour mieux s'apprivoiser, se comprendre.

Oeuvre non trouvée

note: 4coconut Nathalie bibliothécaire - 23 juillet 2015

Ce roman montre une jeune société sud-africaine qui se cherche, qui hésite entre renoncement à ce qui a fait son histoire et au contraire revendication afin de ne pas oublier qui elle est et ce qu’elle était avant la présence blanche. Très beau roman.

petite fille de Monsieur Linh (La) (Philippe Claudel)

note: 4La Petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel Nathalie bibliothécaire - 21 juillet 2015

Monsieur Linh est un vieil homme qui a été contraint de quitter son village dévasté par la guerre, n'emportant avec lui qu'une petite valise et Sang Diû, sa petite fille âgée de quelques semaines. Après un long voyage en bateau, ils débarquent enfin avec des centaines d'autres réfugiés dans une ville froide et étrangère. Mais dans cet univers inhospitalier, il va pourtant se faire un ami Monsieur Bark. Ils ne parlent pas la même langue mais ils arrivent pourtant à se comprendre grâce à la musique des mots et à la pudeur des gestes.
Dans ce récit universel et intemporel, Philippe Claudel décrit avec beaucoup de pudeur la difficulté des expatriés à s'adapter à un nouveau pays. Sans rien savoir de précis sur les personnages, les lieux, l'époque, l'imagination du lecteur fait tout le travail en ne retenant en définitive que l'essentiel : l'amitié profonde qui se noue entre ces deux personnages et l'amour infini de M. Linh envers sa petite fille.
L'émotion qui ne cesse de croître au fil du récit est à son comble à la fin lorsque l'histoire se dénoue et prend un sens nouveau.

Polar (Clémentine Thiébault)

note: 4Polar, le grand panorama de la littérature noire de Clémentine Thiebault et Mikaël Demets Nathalie bibliothécaire - 21 juillet 2015

Passionné(e) de littérature policière, ce magnifique documentaire est pour vous ! Les auteurs vous proposent de "fouiller la littérature noire moins visible" que celle dont on parle dans les magazines et autres médias. Riche d'interviews, de portraits, ce livre propose un panorama du polar en s'intéressant sur son histoire, ses thématiques, ses collections, ses auteurs... Les articles sont courts et illustrés, vous pourrez donc le feuilleter, le parcourir et ne prendre que ce qui vous intéresse. Mais nul doute que vous le lirez entièrement.

Une enquête de l'inpecteur-chef Armand Ganache n° 5
Révélation brutale (Louise Penny)

note: 3Révélation brutale de Louise Penny Nathalie bibliothécaire - 21 juillet 2015

A Three Pines, le bistrot d'Olivier est le lieu incontournable et apprécié. Aussi, lorqu'au petit matin, le corps d'un inconnu y est retrouvé, tout le monde s'interroge sur l'identité du mort et surtout pourquoi chez Olivier. Cet inconnu recèle bien des mystères et des trésors.
L'enquête est confiée au célèbre inspecteur Gamache qui va rapidement découvrir qu'un habitant de ce recoin paradisiaque du Québec n'est pas ce qu'il prétend être.

Ailleurs (Richard Russo)

note: 4Ailleurs de Richard Russo Nathalie bibliothécaire - 21 juillet 2015

Ailleurs est le roman de Jean Russo, la mère de l’auteur. Ce n’est qu’à la mort de cette dernière que pourront être mis des mots sur les maux de Jean. Son obsession pour son indépendance cache en réalité des troubles du comportement qui ne seront pas sans conséquence sur Richard l’enfant puis l’adulte.
Roman très émouvant sur cette figure maternelle.

La route des clameurs (Ousmane Diarra)

note: 5La route des clameurs d'Ousmane Diarra Nathalie bibliothécaire - 21 juillet 2015

La route des clameurs est le 3ème roman d'Ousmane Diarra. La route des clameurs n'est pas celle que l'on croit, celle faite de rires, de chants, d'encouragements, de joie. Cette route c'est celle qui mène au jardin des supplices éternels, l'enfer, par contradiction au jardin des plaisirs éternels. La route des clameurs c'est celle que vit aujourd'hui une partie du peuple malien qui subit l'oppression des djihadistes, c'est celle d'un enfant qui choisit de raconter son histoire. Jusqu'à l'arrivée du calife Mabu Maba dit Fieffé Ranson Kattar Ibn Ahmand Almorbidonne et de ses troupes, il vivait heureux avec ses frères et soeurs, sa mère et son père artiste. L'arrivée des djihadistes dans leur village modifie complètement la vie : la population est contrainte de vivre selon les lois du Coran et du calife sous peine d'être tué. Le père refuse d'abandonner son travail d'artiste. Ses filles sont enlevées et sa femme, qui subit l'influence du voisinages le quitte. Ne reste avec lui que son plus jeune fils.
Roman d'une grande violence, non pas tant dans les mots mais dans ce que vit ce peuple qui voit ses traditions disparaître face à un envahisseur qui se sert de la religion pour asservir un peuple.

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