Just not married n° 1 (Kinoko Higurashi)

note: 4Un manga à deux voix Caro, bibliothécaire - 10 octobre 2020

Au Japon, vivre à deux sans être marié n'est pas dans la normalité. Le couple de ce manga est pourtant [...]

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Critiques rédigées par Bastien, discothécaire

 

De parcourir le monde et d'y rôder (Grégory Le Floch)

note: 4Schmilblick Bastien, discothécaire - 29 septembre 2020

Une intense quête jalonnée de sentiments terribles et merveilleux, aussi digressive et poétique qu'un rêve permanent. De cette outrancière et absurde aventure, on rit beaucoup et on se réveille un peu étourdi par la virtuosité de l'écriture. Musique conseillée pour la décantation du récit : Tumour de Lizzy Mercier Descloux

Pêcheurs d'éponges (Yannis D. Yérakis)

note: 4Plongée dans le Dodécanèse Bastien, discothécaire - 29 septembre 2020

Par ce précieux témoignage de la vie romanesque d'un plongeur apnéiste de l'île de Kalymnos au début du 20e siècle, on se retrouve à la fois dans de courageuses (et parfois dramatiques) aventures sous-marines, mais également au cœur d'enjeux économiques, écologiques et géopolitiques insoupçonnés avec l'arrivée de scaphandriers, des allers-retours à Saint-Pétersbourg dans une Russie en pleine révolution et le dérèglement mondial de la 1er guerre. Ce récit malheureusement inachevé vous donnera sans doute envie d'aller illico au bistrot du village pour continuer d’écouter des histoires de marins !

Le vieil homme (Noga Albalach)

note: 5Dis, papa, tu sais qui je suis ? Bastien, discothécaire - 29 septembre 2020

Un livre cocasse et lumineux sur le sujet pourtant tragique de la fin de vie. Le regard d’une jeune fille sur la vieillesse de son père pose mille questions essentielles qui donneront une densité à leur relation jamais envisagée auparavant. La mise en page très aérée incite d’ailleurs à décanter chacune de ces questions avec tout l’espace mental nécessaire. On a le cœur serré, on rit franchement et on sort incroyablement revigoré. Comme si la mort était bien ce qui donne une consistance à la vie.

Sous la pluie de feu (Philippe Hersant)

note: 4Hommage dantesque Bastien, discothécaire - 27 juin 2020

Mystère, tension et cataclysme se succèdent dans ce troublant concerto pour violon, violoncelle et orchestre composé en 2018 pour commémorer l’armistice de la grande guerre. On écoutera avec d’autant plus d’émotion la première pièce du disque, « Funérailles », composée par le violoniste Lucien Durosoir, qui passa toute la guerre dans les tranchées.

Puput (Cocanha)

note: 4Chants polyphoniques à danser Bastien, discothécaire - 27 juin 2020

Derrière l’usage subversif et poétique du nom occitan de la huppe fasciée, le trio féminin Cocanha fait chanter le patrimoine linguistique occitan, accompagné par la pulsation des tambourins à cordes, des pieds et des mains, et nous emmène sur les chemins d’un pays de cocagne sans cesse réinventé.

Le funambule (James Marsh)

note: 5Poésie extrême Bastien, discothécaire - 25 juin 2020

Au-delà du suspens haletant de la mise en œuvre de ce projet démentiel, ce film réussi à transmettre une définition du sens de la vie et de la poésie. Une performance inutile et absurdement dangereuse devient de la beauté pure.

Enferme-moi si tu peux (Anne-Caroline Pandolfo)

note: 5« Ils enfermèrent ma tête infinie dans un cercle étroit » Bastien, discothécaire - 25 juin 2020

Des parcours de vie parfois dramatiques, mais sublimés par une expression artistique dingue, en marge des conventions esthétiques d’une époque. Illuminés, spirites, obsessionnels, en transe, on est ému par ces humains entre deux mondes, et on a envie d’aller voir illico leurs incroyables créations (au musée d’Art brut de Lausanne par exemple).

La flûte des mornes, vol. 1 (Max Cilla)

note: 5Flûte enchantée des montagnes martiniquaises Bastien, discothécaire - 4 juin 2020

Dans les années 70, à l’heure où de nombreuses musiques traditionnelles rencontraient un nouveau public partout dans le monde, Max Cilla est devenu l’ambassadeur virtuose de cette flûte en bambou à six trous, dont il a ajusté la facture tout au long de sa vie, composant une musique joyeuse et magique, entre lyrisme classique, jazz spirituel et culture traditionnelle caribéenne.

Norilsk - L'étreinte de glace (François-Xavier Destors)

note: 4Confinement des grands espaces Bastien, discothécaire - 28 mai 2020

Un portrait assez sensible de cette ville infernale, qui choisit de ne pas miser seulement sur l’aspect dramatique, mais s’attache à ses habitants, et déroule une question entre affect et résignation : pourquoi vivre ici ? Et on ne peut s’empêcher d’avoir en écho cet adage biologique : la vie ne s’installe pas là où elle est confortable, mais là où elle est possible.

Mendiants et orgueilleux (Albert Cossery)

note: 5Génial ! Bastien, discothécaire - 20 mai 2020

Polar désinvolte dans les bas-fonds du Caire des années 50, on trouve dans ce livre merveilleux la drôlerie hallucinée d’un héritier littéraire de Dostoïevski associée au flegme d’un dandy épris d’Orient. C'est exquis !

Le jour avant le lendemain (Jørn Riel)

note: 4Rude et beau comme le grand Nord Bastien, discothécaire - 20 mai 2020

Nord-Est du Groënland, vers 1860. Une grand-mère s'apprête à mourir et décide d'aller s'isoler sur un petit îlot qui sert de séchoir à viande. Sauf que son petit-fils s'embarque avec elle et prolongera de manière intense sa vie qu'elle pensait finie. Une histoire pleine de sagesse, aux allures de conte, rude et beau comme le grand Nord.

Eltonsbrody (Edgar Mittelholzer)

note: 4Tropiques gothiques Bastien, discothécaire - 13 mai 2020

Un étonnant roman élégant et macabre, écrit dans les années 60, par un auteur de Guyane Britannique qui transpose tous les codes du roman gothique dans la luxuriante et moite île de la Barbade. Vous serez absorbé par la bizarrerie drolatique de ce livre, à lire à l’abri d’une pluie tropicale, possiblement accompagné de la musique distordue de Mike Cooper (notamment son album Tropical gothic)

M1 (Pierre Slinckx)

note: 4Cordes et laptop Bastien, discothécaire - 20 avril 2020

Avec un nom qui sonne comme une onomatopée, on a envie de trouver normal que Pierre Slyncks compose de la musique expérimentale. Mais il ne se contente pas d’artefacts bruitistes et compose savamment une musique qui allie ici un quatuor à cordes à ses performances électroniques. N’hésitez pas à visiter son site http://pierre.slinckx.net/, notamment pour découvrir ses collaborations avec le réalisateur de films d’animations Bruno Tondeur.

Le tombeau resplendissant (Olivier Messiaen)

note: 5harmonies mystiques de l’entre-deux guerres Bastien, discothécaire - 20 avril 2020

Composées dans les années 30, dans les jeunes années d’Olivier Messiaen, ces pièces orchestrales sont une belle introduction au langage harmonique de ce grand compositeur, à l’univers marqué par le rythme, les couleurs, l’ornithologie et la religion. Et bien sûr l’orchestre de la Tonhalle de Zürich dirigé par l’estonien Paavo Järvi est au top !

La musique m'aime (André Popp)

note: 4Easy-listening popp Bastien, discothécaire - 20 avril 2020

Connu pour l’immense succès de Piccolo saxo et compagnie, André Popp semble effectivement jouer avec tout un orchestre vivant, aux sonorités enfantines et inspirées, qui a séduit de nombreuses stars des sixties de Juliette Gréco à Marianne Faithfull, en passant par Bourvil et Astrud Gilberto. Un disque vintage transgénérationnel, qui dessine en creux le portrait d’un compositeur attachant.

Dragon voices (John Kenny)

note: 4Trompes mythiques Bastien, discothécaire - 20 avril 2020

A partir de reconstitutions archéologiques d’instruments trouvés en Ecosse, Irlande et en Corrèze, John Kenny s’est spécialisé dans le jeu des carnyx, des trompes de cuivres de deux mètres surmontées de têtes animales stylisées, utilisées sans doute pour galvaniser les guerriers celtes. Le disque dégage certes un pouvoir d’évocation historique et épique, mais il peut aussi s’écouter comme un disque de jazz d’avant-garde.

Digital kabar (Patrick Manent)

note: 4Maloya sound-system Bastien, discothécaire - 20 avril 2020

Une étonnante compilation qui parcourt 40 ans de métissage du maloya (musique de transe traditionnelle réunionaise) avec les esthétiques électroniques de la fin du 20e et du début du 21e siècle. Le maloya est bien vivant, et possiblement mutant !

Athena (Sudan Archives)

note: 4R’n’b afro-futuriste Bastien, discothécaire - 20 avril 2020

Une voix soul, des rythmiques hip-hop, des textures électroniques, des mélodies soudanaises jouées au violon, l’américaine Britney Denise Park compose une touchante et sensuelle musique urbaine que le toujours inspiré label californien Stones Throw nous fait découvrir.

My name is Yakir (Yakir Arbib)

note: 4Musique pour les yeux Bastien, discothécaire - 20 avril 2020

Ecouter la musique de ce musicien italo-israélien, c’est un peu comme aller au cinéma. Yakir Arbib ne voit pas comme la majorité des gens, et ne cache pas sa manière synesthésique de jouer du piano : standards de jazz et compositions originales ne sont que la traduction de couleurs et d’espaces.

Sending my love (Matthew Halsall)

note: 4Jazz haute-fidélité Bastien, discothécaire - 20 avril 2020

Ce jazz délicat, héritier du lyrisme transcendantal d’Alice Coltrane et du trip-hop anglais, transfigure instantanément le lieu dans lequel vous vous trouvez. Même en fermant les yeux dans une salle des fêtes en carrelage et néons, on peut s’imaginer dans un petit salon feutré, en velours et en bois, réchauffé par les sons de contrebasse, flûte, saxophones, piano et petits balais sur une caisse claire.

Totem sismic (Polifonic System)

note: 4Estrambòrd ! Bastien, discothécaire - 20 avril 2020

Quatre réjouissants vocalistes déroulent leur plus bel accent occitan au service de transes collectives ou de complaintes solitaires, digitalisées par l’inventif Henri Marquet. Issus de formations comme les Fabulous Troubadours, Cor de la Plana ou Delta Sonic, ce sound sytem vocal a de quoi transformer le plancher en dancefloor.

InBach (Arandel)

note: 4Bach to the future Bastien, discothécaire - 20 avril 2020

La musique de Jean-Sébastien Bach est jouée depuis plus de 200 ans et fascine universellement. Dans les années 60, ce répertoire se confrontait déjà à d’autres musiques : on pensera aux arrangements pour trio jazz de Jacques Loussier ou de ceux pour synthétiseur modulaire Moog par Wendy Carlos. Aujourd’hui, c’est le multi-instrumentiste lyonnais Arandel qui lui rend hommage avec un disque ambitieux et riche, aidé par l’instrumentarium fabuleux du musée de la musique de Paris et d’excellentes collaborations musicales. Ainsi vous pourrez entendre les rares sonorités d’une ondioline, d’un stroviol ou d’un clavitimbre, croiser le violoncelliste Gaspar Claus, la chanteuse Barabara Carlotti, le pianiste Wilhem Latchoumia ou encore Thomas Bloch au cristal Baschet. Entre l’émotion pop et l’admiration savante d’un patrimoine musical, Arandel configure cette multitude d’enregistrements avec poésie, respect et audace. Le livret sur la genèse du projet est éclairant et vous donnera un relief supplémentaire pour découvrir ce très beau disque.

Joker (Hildur Gudnadottir)

note: 5Musique pour un clown triste Bastien, discothécaire - 20 avril 2020

Tout le monde connait le Joker, double maléfique de Batman qui n’aura jamais été aussi ambigu que dans la peau de de Joaquin Phoenix. Mais tout le monde ne connaît peut-être pas Hildur Gudnadottir, violoncelliste islandaise qui remporta l’oscar de la meilleure bande originale en 2019. Récompensée également pour la musique de la série Tchernobyl la même année, ses collaborations vont de Throbbing Gristle à Pan Sonic en passant par David Villeneuve (en tant que musicienne pour la bande originale de First contact). Frissons garantis.

Nothing great about Britain (Slowthai)

note: 4Grime punk Bastien, discothécaire - 20 avril 2020

Contrairement à son titre, cet album prouve que s’il y a au moins une chose géniale à propos de la Grande-Bretagne, c’est bien sa vivacité musicale. On a affaire ici à un rappeur de 25 ans d’origine irlando-caribéenne dont le vivace accent de Northampton sert un flow grime-punk drôle et effronté. Essayez d’écouter le titre Doorman sans renverser votre tasse de thé !

Suite for Max Brown (Jeff Parker)

note: 5Jazz-hop luxuriant Bastien, discothécaire - 20 avril 2020

Jeff Parker est un guitariste et compositeur que vous avez peut-être déjà entendu au sein de la formation post-rock culte Tortoise. Sa musique s’aventure sur les territoires du jazz, du rock et des musiques électroniques, mais, vous l’aurez bien vite compris, on aura du mal à lui trouver une case préétablie. Membre de l’AACM (Association for the Advancement of Creative Musicians, un fascinant collectif socio-musical créé à Chicago dans les années 60), Jeff Parker compose une musique complexe pourtant immédiatement délectable, douce et luxuriante.

Pour en savoir plus sur l'AACM, plongez vous dans le rhizomatique et stimulant pavé d'Alexandre Pierrepont intutilé « La nuée »

Si oui, oui, sinon, non (Albert Marcoeur)

note: 4Quatuor dada Bastien, discothécaire - 20 avril 2020

On pourrait s’en douter, une pochette de disque illustrée par les suisses foufous Plonk et Replonk emballe une belle surprise : il s’agit ici de musiques et de textes composés par le dijonnais joueur et poète Albert Marcoeur, qui convie le virtuose quatuor Bela. Monsieur Marcoeur tape sur la table et quelques objets, raconte des histoires étranges comme le quotidien, dans un sublime paysage de cordes.

Street worms (Viagra Boys)

note: 5post-punk exutoire Bastien, discothécaire - 20 avril 2020

On n’est pas sûr que ces cinq garçons prennent (seulement) du viagra, mais leur musique est effectivement et incroyablement vitaminée (euphémisme). Mené par le chanteur Sebastian Murphy (également à l’origine de la pochette et des dessins du livret) le groupe de Stockholm fait vrombir saxophone, guitare, basse et synthé au service d’un post-punk exutoire ultra efficace

Don't replace me by a machine (Mohamed Abozekry)

note: 4oud, saz et batterie Bastien, discothécaire - 6 mars 2020

Les frères Mohammed et Abdallah Abozekry sont nés au Caire dans les années 90. L’un joue du luth, l’autre du saz, deux instruments sublimes en formes de fruits mûrs que l’on retrouve dans le Moyen et le proche orient. Après avoir chacun mené des carrières internationales de concert et d’enseignement, ils se retrouver pour un projet commun teinté d’occident avec la compagnie du batteur Nicolas Thé

L' esprova (Sourdure)

note: 4Transe occitane Bastien, discothécaire - 6 mars 2020

Sourdure c’est un drôle de nom pour une étrange musique que fabrique Ernest Bergez. Installé dans le Livradois Forez, il exhume des ritournelles vieilles comme les volcans d’Auvergne, fait chanter le patois et son violon sur des rythmes ternaires texturés d’électronique et de bruitages. Sourdure est un projet emblématique d’une musique qui creuse les particularités d’un territoire et d’une culture à la recherche de nouvelles passerelles et de nouveaux possibles

It wasn't even close (Your Old Droog)

note: 5Hip hop 90s Bastien, discothécaire - 6 mars 2020

Your old droog n’est pas si vieux, c’est un rappeur américano ukrainien de Brooklyn, qui n’invente rien mais perpétue une tradition de rap east-cost ultra convaincante, au point qu’on l’ait pris un temps pour un alias du chanteur Nas. Un art maitrisé de la boucle mélancolique samplée dans une multitude de genres, qui fera le succès du boom bap des années 90. Ses influences sont clairement assumées, et il a d’ailleurs la bonne idée d’inviter des rappeurs mythiques sur ses albums, à l’instar du titre RST, où Your old droog donne la réplique au rappeur masqué MF Doom.

Among your fears (Buck)

note: 5blues-punk primitif Bastien, discothécaire - 6 mars 2020

Buck est un duo de Saint Brieuc qui compose et décompose une musique caverneuse, qui plonge ses racines dans un terreau de delta blues primitif, de psychobilly horrifique et de post-punk énervé. Un très bon album sorti sur le très rock label Beast records

Bestioles, retour vers la canopée (Jean Poinsignon)

note: 5bio-musique Bastien, discothécaire - 6 mars 2020

Jean Poinsignon fait ce qu’il appelle de la bio-musique, c’est-à-dire qu’il utilise comme matière sonore des sons naturels animaux, émis par une multitude d’insectes, de batraciens et bien sûr d’oiseaux, enregistrés en France et dans le monde entier. Ainsi, une oreille naturaliste attentive pourra par exemple reconnaître dans le morceau "dans la canopée" : une huppe fasciée, une grive dorée, et un butor étoilé. Une prodigieuse symphonie animale !

I'm a freak baby, vol. 2 (Budgie)

note: 5Monstre poilu Bastien, discothécaire - 7 février 2020

Quelle surprise de découvrir cette compilation de nom inconnus où figurent quatre chevelus sur des carcasses de voitures au coucher de soleil. Sous l’intulé heavy psych et hard rock britanique, on pourrait s’attendre à trouver les grands Black Sabbath, Deep Purple et Led Zeppelin, mais on découvre finalement une fourmillante scène souterraine et inventive (aussi bien pour les noms de groupe que musicalement), assez éclairante sur l’air de son temps, alliant la décomplexion libertaire des années 60 et la rage post-industrielle des années 70. Bruitages, cris, guitares hurlantes et basses monstrueuses sont au rendez-vous, de quoi vous faire pousser une moto entre les jambes.

The exotica album (Oyvind Torvund)

note: 4cartoon exotica Bastien, discothécaire - 24 octobre 2019

Oyvind Torvund est un compositeur norvégien qui vient à la fois du rock et des musiques improvisées. Il convie l'ensemble contemporain Bit20 à se promener dans un univers mêlant l'exotica des années 60 à des digressions bruitistes cartoonesques. Un drôle d'album édité par le label d'Oslo Hubro music, qui nous fait découvrir une excitante scène jazz/expérimentale actuelle.

The age of immunology (Vanishing Twin)

note: 4Rock onirique Bastien, discothécaire - 27 août 2019

5 londoniens donnent vie à un mélange sensible de rétro-pop et de space-jazz où l'on reconnaîtra avec joie la batteuse de Tomaga et le claviériste de Broadcast. Si ce disque chatouille vos oreilles, allez vite découvrir le travail de Delia Derbyshire, Jane Weaver et les productions du label Folklore tapes !

Kar yagar (Derya Yildirim)

note: 5Neige d'été sur l'Anatolie Bastien, discothécaire - 13 août 2019

La voix et le baglama de Derya Yildrim transportent immédiatement dans les paysages d’Anatolie, le Grup Simsek, lui, (avec le génial Graham Mushnik aux claviers) fait des allers-retours vers les années 70, période faste du folk-rock psychédélique turc. A l’écoute de cette musique, le cœur fond comme une averse de neige sur les amandiers en fleur.

Amerika (Dimitris Mystakidis)

note: 5Chansons d'exil Bastien, discothécaire - 13 août 2019

Un siècle après les grandes vagues d’émigration grecques vers l’Amérique, Dimitris Mystakidis fait revivre un répertoire toujours d’actualité. Avec une voix vibrante et une technique de fingerpicking héritée des musiciens de rébétiko, Dimitris Mystakidis chante la douleur de la séparation, l’acclimatation, la marginalisation, l’illégalité, et le rêve du retour ; autant de questions qui résonnent aussi bien chez les jeunes diplômés qui ont dû quitté leur pays après la crise de 2008, que chez les réfugiés du Moyen-Orient bloqués aux portes de l’Europe.

Keyvan Chemirani and The Rhythm Alchemy (Keyvan Chemirani)

note: 4Alchimie interculturelle Bastien, discothécaire - 13 août 2019

A la manière du « rhythm experience » du tabliste indien Zakir Hussain, Keyvan Chemirani, accompagné de son frère Bijan et son père Djamchid réunissent une bande de musiciens virtuoses autour de leur instrument de prédilection : le zarb ; cette percussion traditionnelle iranienne en forme de calice rencontre alors une lyra crétoise, des tablas indiens, une batterie et un violoncelle occidentaux et même un beatboxer. Et l’alchimie opère.

Portraits (Quatuor Modigliani)

note: 4Peindre avec des archets Bastien, discothécaire - 13 août 2019

Les morceaux de ce récital sont pensés comme autant de portraits du peintre à la vie houleuse et passionnée. Un voyage synesthésique !

On the road (Yolla Khalifé)

note: 4Une grande famille libanaise Bastien, discothécaire - 13 août 2019

La famille Khalife est géniale : le papa Marcel compose dans la tradition des grands orchestres orientaux, les fistons (Bachar Mar-Kalife et Rami Khalife) promènent de par le monde des projets musicaux singuliers (le premier en solo, le second fait partie de l’excellent duo de piano Aufgang avec Francesco Tristano). Nous avons affaire ici à la maman, Yolla, non sans rappeler Fairuz, chante accompagnée de violons, de chœurs et du riche instrumentarium libanais qui se mêle au piano et aux sonorités digitales.

Stunning luxury (Snapped Ankles)

note: 4Punktronica Bastien, discothécaire - 13 août 2019

Londres semble être toujours la capitale du mélange improbable : ce groupe performe des concerts costumés de parures chamaniques et joue un électro-rock dansant et psychédélique, hérité du krautrock allemand des années 70. Efficace !

La morte della raggione (Il Giardino Armonico)

note: 4La mort de la raison Bastien, discothécaire - 8 août 2019

Est-il bien raisonnable d'écouter de la musique baroque en 2019 ? Si l'on considère que nos questions et doutes existentiels sur le monde qui nous entoure se sont à peine transformés depuis le 16e siècle, je serais tenté de répondre oui ! L'ensemble virtuose Il Giardino Armonico met toute son harmonie au service d'un répertoire pour instruments anciens : flûtes, douçaines, chalumeaux, théorbe... en prenant pour fil rouge l'Eloge de la folie d'Erasme ; un ambitieux programme.

Rave 'till you cry (Bogdan Raczynski)

note: 5Au fin fond des disques durs Bastien, discothécaire - 8 août 2019

L'énigmatique Bogdan Raczynski (tout de même collaborateur de Björk et Autechre) exhume des morceaux dans le pur jus ambient/acid-drill'n'bass des années 90-00, un cadeau pour les fans des labels Rephlex (Aphex Twin) et Digital Hardcore (Atari Teenage Riot)

Triple ripple (Automatic City)

note: 4Blues vaudou psychédélique Bastien, discothécaire - 8 août 2019

Des sons de bongos, de marimbas, de theremin, de la contrebasse slap, des guitares fuzz, des voix vintages et hantées ; s'il n'était pas composé de lyonnais, le groupe Automatic city pourrait être la rencontre de Lux Interior, Alan Vega et Les Baxter.

The destroyer 1 (TR/ST)

note: 4Synthpop de Toronto Bastien, discothécaire - 8 août 2019

Rencontre de la mélancolie gothique et de la froideur des sons de synthèse, la synthpop nous vient tout droit du désenchantement post-punk des années 80. Mais pas besoin d'être un post-ado dépressif pour prendre un certain plaisir à cette étonnante énergie lyrique qui se dégage de ce projet (auquel fut un temps associé la chanteuse du groupe Austra)

Ben haana wa maana (Dam)

note: 4Dam good Bastien, discothécaire - 8 août 2019

Une colère positive se libère dans cet album hip-hop oriental ultra-efficace du collectif palestinien DAM

Jambu e os miticos sons da Amazônia (Pinduca)

note: 5Cocktail atlantico-amazonien Bastien, discothécaire - 8 août 2019

Entre l'océan et la forêt amazonienne, le port de Belem vit naître une scène musicale originale et vivace dans les années 70, née d'une mixture de rythmes mystiques africains, de flûtes indiennes, de fanfares européennes et de sonorités caribéennes. A l'instar de la plante "jambu" qui devient euphorisante au contact de la cachaça, la musique de Belem risque de faire de même au contact de vos oreilles.

Highway hipnosis (Sneaks)

note: 4nonchalance et détermination Bastien, discothécaire - 22 février 2019

Minimaliste dans la forme, multiple dans les influences, la jeune étudiante de Baltimore livre 13 morceaux très courts évoquant le post-punk ou le rnb. Son précédent album faisait beaucoup penser au groupe mythique ESG, on en retrouve ici l'efficacité lapidaire et sincère.

Abandonnée . Maléja (La Tène)

note: 4Préhistoire Bastien, discothécaire - 22 février 2019

La Tène tient son nom d'un site archéologique au bord du lac de Neuchâtel, emblématique du second âge de fer, apogée de la culture celte, entre 450 et 25 avant JC. Le décor posé, les quatre morceaux de vingt minutes chacun s'écoutent davantage avec les tripes qu'avec les oreilles. Rustiques cabrettes, vielle à roue, petits et gros objets à percussion, un peu d'électricité, voyage dans la quatrième dimension assuré.

The fantasy film world of Bernard Herrmann (Bernard Herrmann)

note: 5Fantastique Bernard Herrmann Bastien, discothécaire - 22 février 2019

Connu pour la composition des géniales musiques de films d'Alfred Hitchcock puis du nouvel Hollywood, Bernard Herrmann a également composé des musiques de films fantastiques dans les années 40 et 50. C'est à cette période que s'intéresse cette pertinente compilation : on y retrouve, entre autres, Le Septième voyage de Sinbad, Le Jour où la Terre s'arrêta (un mythique morceau pour thérémine et orchestre) et Voyage au centre de la Terre

Darf ich... (Arvo Pärt)

note: 5un disque presque plus beau que le silence Bastien, discothécaire - 22 février 2019

Tout le génie de ce compositeur estonien minimaliste empreint de mysticisme est enregistré ici avec une attention exceptionnelle : violons, cloches et orchestre surgissent du silence et développent des espaces d'une grande beauté.

UkabazUmorezU (Sugai Ken)

note: 4de l'autre côté du mirroir Bastien, discothécaire - 22 février 2019

UkabazUmorezU se traduit par "rien ne sert de courrir, il faut partir à point". Un bon conseil pour l'écoute de ce disque, qu'on explorera comme un paysage surprenant, drôle et mystérieux, où apparaissent textures, espaces, silences et bruitages. Le pays des merveilles en somme.

D'Angelo (David August)

note: 4sensualité et introspection Bastien, discothécaire - 22 février 2019

David August mélange naturellement la sensualité du sud (il est d'origine italienne) et l'introspection nordique (il habite à Hambourg) dans cette techno atmosphérique que ne renierait sans doute pas son possible grand frère spirituel Nicolas Jaar.

Landfall (Laurie Anderson)

note: 4Poésie climatique Bastien, discothécaire - 29 décembre 2018

Aidée d’un logiciel générant des textes à partir de notes de musiques, la voix hypnotique de cette avant-gardiste des années 80 déclame une mystérieuse poésie inspirée du cyclone Sandy qui provoqua de lourds dégâts en 2012. Le Kronos Quartet laisse pleuvoir ses cordes sur cet album qui s’écoute bien à l’abri, en contemplant l’orage.

The loneliest girl (Princess Chelsea)

note: 4Kiwi pop Bastien, discothécaire - 29 décembre 2018

Vous avez peut-être déjà entendu cette princesse en duo avec Jonathan Bree sur le tube "Just a cigarette" ou au sein du groupe The Brunettes. En solo, elle distille toujours un pop sucrée, espiègle et faussement naïve.

Black noise 2084 (Khalab)

note: 4afro-futurisme Bastien, discothécaire - 30 novembre 2018

Black noise 2084 est un disque qui porte bien son nom car c’est effectivement de bruit noir du futur dont il s’agit ici. Mais comme le dirait Griselidis Real, le noir est une couleur. Et ce bruit du futur résonne comme une pulsation du fond des âges. Amateurs des pianos à doigts de Konono n°1 ou du jazz brûlant du groupe The Comet is coming, cet album est pour vous !
Derrière ce projet, il y a Khalab, un DJ producteur italien qui convoque une floppée d’invités inspirés : la poétesse afro-américiane Tenesha the Wordsmith, le musicien italo-burkinabé Gabin Dabiré, le joueur de kologo ghanéen Prince Buju et deux figures de la scène afrojazz londonienne : Tamar Osborn Collocutor et Shabaka Hutchings. Mais ce n’est pas tout, car Khalab est aussi connecté à ces compatriotes Clap Clap !, fabuleux duo afrofuturiste qui mélange techno primitive et collectage sonore.

The much much how how and I (Cosmo Sheldrake)

note: 4kaleidoscope Bastien, discothécaire - 30 novembre 2018

Comme beaucoup de musiciens de sa génération, Cosmo Sheldrake adore parcourir le monde en enregistrant des sons : un chien qui aboie, des gars qui empilent des planches, un vol de mouette : il mélangera tout ça pour en faire de petites symphonies qui ont le goût de l’enfance et de l’émerveillement, naïves et virtuoses à la fois. Londonien élevé par un biologiste et une prof de chant, le jeune Cosmo ira aussi trainer ses oreilles à la Nouvelle Orléans et en rapportera d’étonnantes orchestrations aux allures de fanfares à paillettes.
Un disque enchanté !

Disques Debs International, vol. 1 (Daniel Forestal Et Sa Guitare)

note: 4Guadeloupe vintage Bastien, discothécaire - 30 novembre 2018

une merveilleuse compilation de musiques antillaises enregistrées entre 1960 et 1972 par l’infatigable Henri Debs, qui édita pendant cinquante ans 200 albums de biguine, boléro, zouk ou reggae d’artistes de Martinique et de Guadeloupe. Ce disque est un ensemble de savoureuses chroniques de la vie créole des années 60, comme en témoigne cette chanson de ce professeur de lettres et de musique guadeloupéen, Daniel Forestal et sa guitare qui interprète « Ces p’tits je t’aime »

Certaines ruines (Cyril Cyril)

note: 4le feu au lac Bastien, discothécaire - 30 novembre 2018

C’est bien à deux Cyril qu’on a à faire ici. Cyril Yeterian a fait connaître sa musique au sein de Mama Rosin, groupe de rock vaudou cajun diablement efficace. Il est également patron de Bongo Joe, un des disquaires et label les plus inspirés du moment. L’autre Cyril, Cyril Bondi, explore les bordures du son avec l’insub meta orchestra et de la transe avec le génial projet La Tène qui mêle vièle à roue, harmonium et percussions. La rencontre des deux genevois se transforme en chansons psychédéliques, à la fois primitives et intemporelles, dont la poésie oscille entre collapsologie et résilience, au son du banjo, mélodéon, grosse caisse, grelos et noix tropicales.

The Colundi sequence, vol.2 (Aleksi Perala)

note: 5lumière du nord Bastien, discothécaire - 30 novembre 2018

Aleksi Perälä est un artiste finlandais basé à Londres qui compose depuis plus de 20 ans de la musique pour le label d’Aphex Twin, Rephlex records. Fasciné par les rapports qu’entretiennent le corps, l’esprit et la technologie, il met au point avec un acolyte un système d’accords micro tonals nommé colundi, s’inspirant de théories mathématiques, musicales et philosophiques. Il en résulte une musique plus hypnotique que dansante mais qui développe des rythmes asymétriques et des couleurs troublantes, pouvant évoquer des accords africains ou asiatiques.
Deuxième volume d’un projet qui en comptera 21, cet album mystico-futuriste s’écoute comme on regarderait un aurore boréale, on ne comprend pas bien comment ça marche mais on se laisse porter par la beauté magique du phénomène.

Ko Shin Moon (Ko Shin Moon)

note: 4Brouiller les frontières Bastien, discothécaire - 9 octobre 2018

Un voyage modulaire disco-cosmique de la Grèce vers la Thaïlande, en passant par la Syrie et l’Afghanistan où les instruments traditionnels (oud, saz, tambur, rubab…) se mêlent à des machines analogiques et enregistrements de terrain.

Loveplaydance (Toshio Matsuura)

note: 4nonfuture jazz Bastien, discothécaire - 30 août 2018

DJ japonais influent de la scène acid jazz des années 90, Toshio Matsuura rassemble une belle brochette de jazzmen londoniens autour d'un projet de reprises de Flying Lotus, Carl Craig, Roni Size ou Kruder & Dorfmeister. Contrairement au jazz du futur annoncé, l'ensemble sonne comme un hommage agréablement vintage à la musique électronique des années 2000

Sleepwalking (Jonathan Bree)

note: 5pop mystérieuse et superbe Bastien, discothécaire - 24 août 2018

Il se dégage un délicieux sentiment composite de cette pop néozélandaise désabusée. Un chanteur masqué distille de sa voix assoupie des mélodies troublantes entourées de cordes et glockenspiels hérités d'une inspiration baroque décatie des années 60. Encore !

La contra ola (Esplendor Geometrico)

note: 4Vague de froid sur l'Espagne Bastien, discothécaire - 24 août 2018

La contra ola - contre-vague, est une surprenante compilation de cold wave venue des quatre coins de l'Espagne (y compris de Ténérife), qui donne un aperçu de cette pop synthétique à l'esprit punk, remplie de l'énergie de la désillusion des années 80

Taitu (Ernesto Chahoud)

note: 5la sueur des clubs d'Addis-Abeba Bastien, discothécaire - 4 août 2018

Une sélection impeccable de 45 tours de la grande époque de la musique éthiopienne des années 70, remplie de voix vibrantes et de rythmiques effrénées.

Doctor do something (KéPA)

note: 5Skate blues Bastien, discothécaire - 2 août 2018

Après s'être usé les tibias avec son skate aux quatre coins du monde, Sébastien Duverdier - alias Képa, se met à user ses doigts sur une guitare électroacoustique et il en sort un blues rustique et contagieux qui donne envie de dormir à la belle étoile.

Book of rhapsodies, vol. 2 (Ghost Train Orchestra)

note: 4Jazz de cartoon Bastien, discothécaire - 20 avril 2018

Brian Carpenter, fondateur du Ghost train orchestra a redécouvert la musique des années 20-30 et s’est mis à transcrire des 78 tours pour big band survolté. Il en résulte un jazz hyper imagé à l’humour irrésistible, évoquant des atmosphères rétro au charme élégant et décalé.

Est-ce que tu vois le tigre ? (Le Roi Angus)

note: 4Séduisante pop Bastien, discothécaire - 20 avril 2018

De la pop suisse chantée en français, enregistrée à Istanbul, dont la poésie, emprunte d’une fausse naïveté, côtoie d’élégants arrangements amples et psychédéliques.

Modern egyptian music (Al Massrieen)

note: 5disco égyptien Bastien, discothécaire - 5 janvier 2018

Le label Habibi Funk fouille avec ardeur vinyles et surtout cassettes du monde arabe et réédite pour notre plus grand plaisir cette merveille de disco égyptien de la fin des années 70, avec un livret bien documenté sur ce groupe méconnu en dehors de son pays (et toutes les paroles des chansons sont traduites !)

Le Disque qui parle (Philippe Baudouin)

note: 5Curiosités sonores Bastien, discothécaire - 26 décembre 2017

Cette compilation de pochettes de disques-vinyles chinés au hasard des vide-greniers peut sembler incongrue de prime-abord, mais c’est finalement tout un pan de l’édition phonographique qui se révèle : la musique fonctionnelle. En effet, ces disques sont tous destinés à une fonction clairement définie : éducation, relaxation, divertissement, publicité, médecine, politique ou érotisme, un portrait sonore de la France des années 60-70 en quelque sorte.

Chinese folk songs (Lily Chao)

note: 4Pop mandarine Bastien, discothécaire - 26 décembre 2017

Une réédition inattendue d'un album de la chanteuse Lily Chao, star chinoise des années 60 alliant mélodies folk et orchestration pop-rock. Malgré un parcours de vie tragique, ses tubes oscillent entre de bouleversantes ballades romantiques et d’enjouées rengaines sautillantes.

Quazarz vs the jealous machines (Shabazz Palaces)

note: 4Hip-hop futuriste Bastien, discothécaire - 26 décembre 2017

Rythmes et mélodies digitales, textes cosmiques, le duo de Seattle pourrait être au hip-hop, ce que Sun Ra fût au jazz : un ovni

Mistakes on purpose (Girma Bèyènè)

note: 4Talentueux pépé de l’ethio-jazz Bastien, discothécaire - 26 décembre 2017

Girma Bèyènè, chanteur ethiopien à succès des années 60 à la voix douce et profonde, remet le couvert avec le groupe AkaléWubé, fer de lance de la scène française d’éthio-jazz.
En concert le 3 février 2018 à la cité de la musique de Romans !

Zabad (Sabil)

note: 4En route Bastien, discothécaire - 26 décembre 2017

Un album virtuose de musique arabe ou le duo Sabîl (oud et percussions) est rejoint par une profonde contrebasse et un exquis buzuq. Comme le laisse présager le titre de l’album, la musique de Zabad (l’écume), contemplative ou dansante, s’écoute comme on regarde un paysage.

Step off (ESG)

note: 5cold groove Bastien, discothécaire - 24 août 2017

Quatre soeurs du Bronx à la fin des années 70 ont réussi à synthétiser différents genres de l'époque (funk, hip hop, no wave) pour générer une musique simple et habitée, alliant résonnances mélancoliques et grooves irrésistibles

Yo amaneci (Andres Landero)

note: 5cumbia colombienne Bastien, discothécaire - 24 août 2017

une sélection impeccable de chansons entêtantes du roi de la cumbia au large sourire (communicatif)

Around félicité (Kasai All Stars)

note: 5Kinshasa en ébullition Bastien, discothécaire - 23 août 2017

L'immense et multiple ville de Kinshasa bouillonne d'une énergie musicale fulgurante. Dans le merveilleux film d'Alain Gomis, la musique sacrée d'Arvo Pärt interprété par l'Orchestre symphonique Kibanguiste croise la lutherie sauvage et électrique du Kasai Allstar. Un disque de remixes par des pointures de la scène électronique redouble le plaisir (Ramzi, Clap Clap, Daedelus...). Une bande-son contrastée et intensément vivante !

Mario batkovic (Mario Batkovic)

note: 4Vaste accordéon Bastien, discothécaire - 23 août 2017

La virtuosité de Mario Batkovic sert une musique édifiante qui évoque volontiers Philip Glass ou Colin Stetson par l'exploration de textures de son instrument, tout en gardant une grande puissance mélodique

Floa (Mammal Hands)

note: 4Survoler la campagne anglaise Bastien, discothécaire - 23 août 2017

Un trio anglais qui allie la douceur des accords pop aux envolées jazz romantiques qui pourrait rappeler avec bonheur Cinematic Orchestra. Il faut décidément surveiller le label Godwana Records ! (Gogo Penguin, Matthew Halsall, Portico Quartet...)

Emanation (Shahin Novrasli)

note: 4Jazz du Caucase Bastien, discothécaire - 23 août 2017

L'art oriental de l'improvisation au service d'un jazz occidental fougueux et inventif

Danse (Colin Vallon)

note: 5Une mélodieuse introspection Bastien, discothécaire - 23 août 2017

Un piano, une contrebasse et une batterie animés par des virtuoses et enregistrés avec toute la délicatesse et l'attention au silence du perfectionniste label ECM. Un album mélodieux et ample avec une forte puissance méditative

Lior Shoov (Lior Shoov)

note: 5douceur universelle et sauvage Bastien, discothécaire - 15 juin 2017

Pour avoir vécu plusieurs de ses concerts, l'enregistrement d'un disque de Lior Shoov, performeuse clownesque polyglotte, ne s'annonçait pas comme une évidence. Mais le défi a été relevé avec justesse, porté par les arrangement de Grégoire Gensse et de nombreux musiciens talentueux. Ensembles de cordes, flûtes, cuivres, évoquent parfois les orchestrations de Sufjan Stevens, et relaient la voix sauvage de cette chanteuse qui semble à même de converser avec n'importe quel être vivant, accompagnée du délicieux hang, ukulélé, kalimba, ou autres percussions corporelles.
Un disque bienfaisant !

I'm not talkin' (Mose Allison)

note: 5Quirky jazz Bastien, discothécaire - 28 avril 2017

un figure singulière du jazz, à la musique empreinte de blues et rhythm and blues, qui, par son incroyable swing et humour désenchanté, influença bon nombre de musiciens de son époque et des suivantes (Yardbirds, Pete Townshend, Tom Waits, ou même les Pixies !)

Hustle! Reggae disco (Blood Sisters)

note: 4Reggae disco Bastien, discothécaire - 21 avril 2017

Upside down, Rappers delight, Ring my bell... autant de classiques des dancefloors des années 80 qui prennent une nouvelle couleur avec cette compilation jouissive de l'infatigable label Soul Jazz Records !

Dakhla sahara session (Cheveu)

note: 4guitares rock et synthés du désert Bastien, discothécaire - 21 avril 2017

Une rencontre énergique entre un trio electro-punk français et un groupe traditionnel électrifié qui a pour habitude d'animer des mariages dans le Sahara occidental.

Al jamilat (Yasmine Hamdan)

note: 3dream pop orientale Bastien, discothécaire - 21 avril 2017

Depuis que j'ai entendu chanter Yasmina Hamdan dans un film de Jim Jarmush, je ne peux m'empêcher de lui trouver un charme noble et désenchanté. Il se dégage pourtant de ce disque pop une résilience éthérée qui évoque de manière réjouissante les origines libanaises de cette icône atypique de la musique arabe.

Spiritual jazz, vol. 7 (Maurice McIntyre)

note: 4Ferveur orientale Bastien, discothécaire - 13 avril 2017

Encore une très belle compilation de la série "spiritual jazz" qui allie les rythmes africains aux modes orientaux, pour donner un jazz libéré, virtuose et voyageur.

Let them eat chaos (Kate Tempest)

note: 4la voix de Londres Bastien, discothécaire - 8 mars 2017

Kate Tempest écrit beaucoup de poésie, mais aussi des nouvelles et des pièces de théâtre. Les 45 pages qu'elle déclame avec un exquis accent londonien dans son disque sont fascinantes et portées par des instrumentations très efficaces produites par le talentueux Dan Carey.

Love songs, vol. 2 (Yishak Banjaw)

note: 5la poésie du sythétiseur éthiopien Bastien, discothécaire - 10 février 2017

Réédition d'un album très touchant de musique éthiopienne minimaliste et lo-fi, réédition d'une cassette des années 80

The great animal orchestra (Richard Blackford)

note: 5orchestre sauvage Bastien, discothécaire - 10 février 2017

une orchestration fantastique où se mêlent instruments classiques et cris de gibbons, grenouilles, insectes, baleine à bosse et autres incroyables paysages sonores sauvages enregistrés par l'infatigable et sensible bioacousticien Bernie Krause.

The quirky lost tapes : 1993-95 (El'blaszcyk Rock Band Himself)

note: 5uchronie rock and roll Bastien, discothécaire - 20 janvier 2017

du rock belge bricolé, synthétique, absurde, irrévérencieux et rétro-futuriste : jouissif en somme.

Space echo (Antonio Sanches)

note: 5le mystère de la joie triste Bastien, discothécaire - 20 janvier 2017

La musique du Cap-Vert est souvent mélancolique, mais avec un arrivage de synthétiseurs et l'influence de la funk des années 60, la tristesse donne terriblement envie de danser !

Popcorn heartbreak 1958-1964 (Jay Strongman)

note: 5Emballer au drive-in Bastien, discothécaire - 20 janvier 2017

Une délicieuse compilation de rhythm and blues emblématique de l'Amérique fantasmée des années 50, qui préfigure avec classe ce qui deviendra la soul music

Schaum (Masayoshi Fujita)

note: 5Des lianes et du béton Bastien, discothécaire - 1 décembre 2016

Les synthétiseurs et sampleurs de l'allemand Jan Jelinek s'interpénètrent avec précaution aux sons du vibraphone du japonais Masayoshi Fujita.
Un disque ambient délicat, minimaliste et hyponotique, comme une toute petite porte laissant entre-apercevoir une jungle immense et luxuriante.

The fallen by watch bird (Weaver, Jane)

note: 5folk crépusculaire des confins de l'Angleterre Bastien, discothécaire - 22 novembre 2016

Ambiances magiques, voix surgies du fond des bois ; ce disque de pop entre chien et loup ravira les adeptes du groupe Broadcast ou des productions des labels Ghostbox et Folklore Tapes

Channel the spirit (The Comet is Coming)

note: 4aventure spatiale Bastien, discothécaire - 16 septembre 2016

Expérimental et entraînant, un exemple exaltant de jazz-rock anglais aventureux, psychédélique et futuriste, dont la fougue est comparable à celle de leurs compatriotes Sons of Kemet

Tony Hymas joue Léo Ferré (Tony Hymas)

note: 4Piano solo Bastien, discothécaire - 16 septembre 2016

Collaborateur virtuose et tous azimuts (Jeff Beck, Philippe Sarde, Michel Portal...) Tony Hymas joue Léo Ferré au piano solo et nous promène avec émotion d'un bout à l'autre de ce beau disque

Tam... Tam... Tam...! Reimagined (Gilles Peterson)

note: 4sambatronique Bastien, discothécaire - 16 septembre 2016

Gilles Peterson passe à la moulinette l'indémodable disque Tam...Tam...Tam de José Prates (1958) en passant par toutes les couleurs des productions électroniques actuelles (dub, breakbeat, bass music...) et fait résonner sambas et mambos dans une nouvelle dimension. Tout ça vous fera également redécouvrir avec bonheur le disque original.

Art is trash (Francisco de Pajaro)

note: 5art poubelle Bastien, discothécaire - 28 juillet 2016

De l'art de rue simple, ingénieux, brut et jouissif

Self mythology (Lucy)

note: 5techno primitive Bastien, discothécaire - 22 juillet 2016

Un incroyable album de techno où la transe rituelle fait écho aux émissions de poussières stellaires

Under the sun (Mark Pritchard)

note: 5ambient Bastien, discothécaire - 22 juillet 2016

De l'ambient futuriste venue d'Australie qui pourrait faire penser à un disque de Moondog envoyé dans l'espace et décrypté par un lecteur extra-terrestre

The hermetic organ, vol. 4 (John Zorn)

note: 5orgue terrifiant Bastien, discothécaire - 22 juillet 2016

Enregistré à minuit le soir d'Halloween sur les plus grandes orgues de New-York, les improvisations de John Zorn imposent un puissant climax vibratoire.

Lunar love (Mop Mop)

note: 5groove irrésistible Bastien, discothécaire - 22 juillet 2016

Un album de soul jazz exotique (steel drum, hang, marimba, rythmes d'outremer) produit avec profondeur, élégance et décontraction.

Tantz ! (Sirba Octet)

note: 5klezmerveilleux Bastien, discothécaire - 22 juillet 2016

Un ensemble virtuose où une clarinette glisse entre cordes frottées (violons, alto, violoncelle, contrebasse) et frappées (cymbalum, piano).

Under the bright light (Modern eleven)

note: 4Rennes-Berlin Bastien, discothécaire - 22 juillet 2016

Un projet en clair obscur de techno mentale et minimale du rennais Coldgeist.

Luxe (Stranded Horse)

note: 5kora folk Bastien, discothécaire - 22 juillet 2016

Un album émouvant où la guitare folk s'accorde à la harpe africaine dans des mélodies transcontinentales lumineuses.

Into forever (Matthew Halsall)

note: 4soul-jazz Bastien, discothécaire - 7 juillet 2016

Un ensemble de jazz anglais classieux, lumineux et spirituel

We be all africans (Idris Ackamoor)

note: 4afro-space jazz universel Bastien, discothécaire - 7 juillet 2016

Flûte, basse, violon, cuivres, percussions et voix relient les années 70 au futur pour cet album d'afrobeat cosmique

Words unspoken, acts undone (CW/A)

note: 5entre gravité et impesanteur Bastien, discothécaire - 5 juillet 2016

Issu d'une collaboration de deux italiens (Clockwork et Atavism) sur l'actif label milanais Parachute Records, cet album de techno stimulant pour le corps comme pour l'esprit peut rappeler avec bonheur les premières productions d'Aphex Twin et de l'écurie Warp.

L'entrevue (Manuele Fior)

note: 5science-fiction sentimentale Bastien, discothécaire - 16 septembre 2015

L'élégance graphique de l'italien Manuele Fior sert à merveille cette histoire qui mêle amour libre, télépathie et anticipation

Magik sunset (Psychemagik)

note: 4hippy acid folk genius Bastien, discothécaire - 15 septembre 2015

un concentré de couchers de soleil des années 70, extraits de l'incommensurable collection de disques du duo Psychemagik

Arcanum (Andreas Schaerer)

note: 5Exutoire et sensible Bastien, discothécaire - 12 mai 2015

Voix et percussion s'entrechoquent et s'harmonisent, alternant free jazz de cartoon et plages méditatives

Maghreb Lyon (Mokhtar Mezhoud)

note: 4blues urbain Bastien, discothécaire - 7 janvier 2015

Un fabuleux travail de collectage du Centre des musiques traditionnelles en Rhône Alpes, qui a sélectionné et numérisé les incroyables cassettes éditées dans les années 70 et 80 dans le quartier de la Guillotière à Lyon. Ecoutez le titre d'Omar El Maghrebi "J'en ai marre !"

Magnetica (Quantic)

note: 4mondialisation positive Bastien, discothécaire - 7 janvier 2015

Cet anglais vivant en Colombie cristallise avec bonheur les musiques tropicales mondiales redécouvertes cette dernière décennie, du jazz ethiopien aux cumbias sud américaines en passant par le funk carribéen et le kuduro angolais

Dallas buyers club (Jean-Marc Vallée)

note: 4hard-boiled Bastien, discothécaire - 6 janvier 2015

L’adversité physique, l’horreur pharmaceutique et le cynisme économique des années 80 rassemblent les performances incroyables de Matthew McConnaughey et Jared Leto qui campent respectivement un cowboy dégénéré et un travesti sur la brèche. On est finalement pas très loin de personnages « dur-à-cuire » sortis de Requiem for a dream et True Detective

The 25th Day of December (Staple Singers)

note: 4Noël gospel Bastien, discothécaire - 15 octobre 2014

Tour à tour méditatifs ou exaltés, ces gospels accompagné d'une guitare électrique vibrante, orgue et batterie sont bien envoûtants

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